Modifié le 27 février 2017 à 20:35

"Les fausses informations sont souvent virales parce que très simples"

Plusieurs médias français dont l'AFP sont réunis en partenariat.
Une plateforme collaborative pour traquer les fausses informations sur le web Forum / 7 min. / le 27 février 2017
La plateforme collaborative CrossCheck se donne pour mission, dès cette semaine, de traquer les fausses informations sur le web. "On veut répondre le plus vite possible à ces mensonges", explique l'un de ses coordinateurs.

Ce projet collaboratif est le fruit d'un partenariat ambitieux entre différents médias et entreprises francophones et anglophones, y compris Google et Facebook. Les alertes concernant ces "fake news" seront postées sur le site First Draft News, qui chapeaute l'ensemble du projet CrossCheck.

"L'objectif est d'essayer de répondre le plus vite possible à une rumeur, un mensonge ou de la mésinformation", explique lundi l'un des coordinateurs de ce projet, Grégoire Lemarchand, dans l'émission de la RTS Forum.

"On ne voulait pas les voir, on les méprisait"

"Je ne sais pas s'il y a plus de fausses informations qu'avant, en tout cas à l'échelle française", souligne cet adjoint à la rédaction en chef de l'AFP. "Mais nous journalistes, on ne les voyait pas forcément dans nos radars ou on ne voulait pas les voir, ou on les méprisait. En tout cas il y en a beaucoup."

En Grande-Bretagne avec le Brexit ou aux Etats-Unis avec l'élection de Donald Trump, "elles ont manifestement joué un rôle", constate le journaliste. "Il ne faut donc pas mésestimer ce qui circule. Les fausses informations sont souvent virales parce qu'elles sont très simples, il n'y a jamais de nuances. Apporter la vérité, c'est souvent plus compliqué, cela demande du temps, et la vérité souvent, c'est très nuancé."

L'idée d'un projet comme CrossCheck, explique Grégoire Lemarchand, est de scanner de la manière la plus exhaustive possible tout ce qui peut circuler sur internet, de regarder, et d'essayer de répondre aux fausses informations le plus vite possible.

Olivier Angehrn

Publié le 27 février 2017 à 19:17 - Modifié le 27 février 2017 à 20:35