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Israël refusera des visas à Human Rights Watch, accusé de partialité

Un checkpoint israélien dans le village cisjordanien de Hezma (image d'illustration). L'ONG HWR publie des rapports critiques sur la situation au Proche-Orient. [Ahmad Gharabli - AFP]
Un checkpoint israélien dans le village cisjordanien de Hezma (image d'illustration). L'ONG HWR publie des rapports critiques sur la situation au Proche-Orient. [Ahmad Gharabli - AFP]
Israël n'accordera plus de visa de travail aux membres étrangers de Human Rights Watch (HRW) qu'il accuse de partialité, a indiqué vendredi l'ONG basée à New-York, en jugeant la mesure "choquante".

Le ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé à cette décision et accusé HRW d'avoir "constamment montré qu'elle était une organisation fondamentalement partiale et anti-israélienne dotée d'un ordre du jour hostile". Il a toutefois précisé que les employés israéliens et palestiniens sont autorisés à continuer à travailler.

HRW, qui a établi de nombreux rapports critiques sur l'occupation israélienne des territoires palestiniens, a demandé il y a plusieurs mois un visa pour le nouveau directeur de son bureau chargé d'Israël et de la Palestine, l'Américain Omar Shakir.

"Réprimer le messager"

Les autorités israéliennes ont rejeté la demande car, selon elles, HRW "n'est pas vraiment une organisation de défense des droits de l'Homme", a précisé l'ONG.

"Nous travaillons dans plus de 90 pays. De nombreux gouvernements n'aiment pas nos conclusions fondées sur des recherches approfondies, mais leur réaction n'est pas de réprimer le messager", a déploré Omar Shakir.

afp/jvia

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Rapports critiques

Human Rights Watch a publié en 2016 un rapport selon lequel les entreprises étrangères et israéliennes opérant dans les colonies en Cisjordanie occupée - jugées illégales par l'ONU - contribuaient aux abus contre les Palestiniens. Elle a aussi mené une campagne pour que les clubs de foot israéliens actifs dans les colonies soient exclus de la FIFA.

Loi de 2016

Le Parlement israélien a adopté en 2016 une loi contraignant les ONG recevant la majorité de leur budget d'institutions gouvernementales étrangères à déclarer cette situation.

HRW a été mise à l'index par d'autres pays. En 2011, le gouvernement d'Ouzbékistan a fermé ses bureaux et une délégation de l'ONG a été expulsée du Venezuela en 2008.