Modifié le 15 février 2017 à 14:31

Stress, insomnie et prolongations, les faces cachées du télétravail

Travailler à la maison peut être synonyme d'insomnie.
Travailler à la maison peut être synonyme d'insomnie. [Alice S. / BSIP - afp]
Travailler à la maison est souvent vu comme un moyen d'améliorer son bien-être, en gagnant du temps et de l'argent et en passant plus de temps en famille. Mais le télétravail n'a pas que des bienfaits, selon une étude.

Parmi les avantages du télétravail, les employés signalent une réduction du temps de déplacement, une plus grande autonomie et un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée, indique cette étude de l'Organisation internationale du travail et d'Eurofound qui s'appuie sur des recherches menées dans 15 pays.

Les entreprises y voient elles une plus grande motivation du personnel, une productivité et une efficacité accrues et surtout une réduction de l'espace de bureaux nécessaire.

Une intensification du travail constatée

Le rapport souligne cependant la tendance à induire un allongement de la durée du travail, à créer un chevauchement entre le travail et la vie privée et à entraîner une intensification du travail. Un stress moins élevé est aussi constaté chez ceux qui travaillent tout le temps au bureau.

En outre, 42% des personnes travaillant en permanence à domicile déclarent se réveiller plusieurs fois par nuit, alors qu'ils ne sont que 29% chez les personnes travaillant au bureau.

afp/boi

Publié le 15 février 2017 à 14:09 - Modifié le 15 février 2017 à 14:31

Privilégier un télétravail à temps partiel

Jon Messenger, co-auteur du rapport, souligne les avantages du télétravail à temps partiel qui permet aussi de garder le contact avec les autres collègues.

"L'équilibre idéal semble être 2 à 3 jours de travail à domicile", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Genève. "Peut-être que les sociétés devraient y recourir plus souvent, car cela a des effets positifs, non seulement pour les employés mais également pour l'employeur", a-t-il souligné.

Le rapport préconise par ailleurs un "droit à la déconnexion", en citant en exemple la France et l'Allemagne. Certaines entreprises imposent déjà l'extinction des serveurs informatiques en dehors des heures de travail afin d'empêcher l'envoi de courriels pendant les temps de repos et les vacances.