Modifié le 08 février 2017 à 19:39

Les violences s'étendent aux villes voisines d'Aulnay-sous-Bois en France

Un véhicule a été brûlé durant la nuit à Aulnay-sous-Bois
Un véhicule a été brûlé durant la nuit à Aulnay-sous-Bois L'actu en vidéo / 1 min. / le 08 février 2017
Des incidents sporadiques se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs communes en banlieue parisienne autour d'Aulnay-sous-Bois, où l'interpellation violente d'un jeune homme a suscité une vague d'indignation.

En France, c'est devenu l'"affaire Théo". Ce jeune homme de 22 ans, originaire d'Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, avait été gravement blessé lors de son interpellation par des policiers jeudi 2 février. Après trois soirs d'affrontements entre habitants et forces de l'ordre, la nuit dernière a été calme à Aulnay-sous-Bois. Mais des incidents ont éclaté dans plusieurs villes avoisinantes. Selon le parisien.fr, 17 personnes ont été interpellées.

"Le phénomène a tendance à s'étendre aux communes qui sont périphériques", a dit Luc Poignant, membre du syndicat de police Unité SGP-FO. Une école maternelle et plusieurs véhicules ont été brûlés et "un caddie rempli de bouteilles qui contenaient de l'essence pour servir de cocktail molotov" a été saisi.

Appel au calme

Il s'agit de la quatrième nuit de violences et de tensions depuis l'interpellation violente de Théo, blessé par une matraque au niveau de la zone rectale. Les quatre policiers présents au moment de son arrestation ont été mis en examen dimanche, dont l'un pour viol.

Le président français François Hollande s'est rendu mardi au chevet du jeune homme à l'hôpital. Il a appelé à faire confiance à la justice.

Quant à Théo, il a exhorté les jeunes à ne "pas faire la guerre" et à "rester unis". Et lui aussi a dit avoir "confiance en la justice".

ta avec agences

Publié le 08 février 2017 à 11:14 - Modifié le 08 février 2017 à 19:39

Tournure politique

La violente interpellation de Théo a pris un virage politique mardi. La présidente du Front national et candidate à l'élection présidentielle Marine Le Pen dénoncé des "émeutes".

Un terme récusé par le maire de droite d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza: "Pour le moment, il s'agit de troubles à l'ordre public."

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux ont pour leur part insisté sur le "devoir d'exemplarité" auquel sont tenues les forces de l'ordre.