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Les socialistes français qui soutiennent Macron seront exclus du parti

Le candidat à la présidentielle française du mouvement En marche! a reçu plusieurs soutiens de parlementaires socialistes. [Robert Pratta - REUTERS]
Le candidat à la présidentielle française du mouvement En marche! a reçu plusieurs soutiens de parlementaires socialistes. [Robert Pratta - REUTERS]
Les élus socialistes qui parraineront le candidat à l'élection présidentielle française Emmanuel Macron seront exclus du parti socialiste, ont averti mardi Jean-Christophe Cambadélis et Christophe Borgel.

Les élus socialistes qui franchiront la "ligne rouge" du parrainage d'Emmanuel Macron, candidat à l'élection présidentielle en France, seront exclus du parti, ont déclaré mardi le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis et le coorganisateur de la primaire de gauche, Christophe Borgel.

Des parlementaires socialistes ont choisi de rejoindre le fondateur du mouvement En marche!, candidat hors primaire qui a pour l'instant de bons résultats dans les sondages d'opinion. "On ne peut pas être à la fois dans l'équipe du Parti socialiste et parrainer l'équipe adverse", a expliqué Jean-Christophe Cambadélis sur BFM TV et RMC.

Interrogé sur le cas particulier du sénateur et maire de Lyon, Gérard Collomb, qui soutient depuis le début Emmanuel Macron, il sera exclu "bien sûr, sans problème" le cas échéant, a répondu le "patron" des socialistes.

Des parlementaires partis "au compte-goutte"

Une position confirmée par Christophe Borgel, l'un des organisateurs de la primaire de la gauche qui a vu la victoire de Benoît Hamon le 29 janvier dernier.

Le député s'est adressé sur LCP aux parlementaires "partis au compte-goutte et non pas à wagons entiers" chez Emmanuel Macron.

"Ils ont été candidats en novembre devant les militants socialistes de leur circonscription. J'entends certains dire 'ce n'est pas le parti, ce sont les militants', mais tout cela forme un tout. Et l'investiture qu'ils ont revendiquée est l'investiture socialiste", a-t-il expliqué.

Dénouer une contradiction

"C'est à eux de dénouer cette contradiction, en s'en tenant à une règle simple: on ne parraine pas un autre candidat que le candidat socialiste".

Interrogé sur le cas de Richard Ferrand, secrétaire général du mouvement En marche! et candidat aux élections législatives dans le Finistère, Christophe Borgel s'est donné du temps: "On verra où on en sera à la mi-mars", a-t-il dit. "Je ne préjuge de rien. Je leur suggère de ne préjuger de rien non plus".

La date limite du dépôt des parrainages des candidats par les élus est fixée au 17 mars.

reuters/fme

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