Modifié le 30 janvier 2017 à 15:41

Le décret anti-immigration de Trump condamné par 16 procureurs généraux

Alors que des manifestations continuent à l'aéroport JFK de New York contre le décret anti-immigration, les procureurs de seize Etats cherchent à entrer dans une bataille judiciaire avec l'administration Trump.
Alors que des manifestations continuent à l'aéroport JFK de New York contre le décret anti-immigration, les procureurs de seize Etats cherchent à entrer dans une bataille judiciaire avec l'administration Trump. [Stephen Yang - Reuters]
Les procureurs généraux de seize Etats américains, dont ceux de Californie et de New York, importants bastions du Parti démocrate, ont publié un communiqué commun condamnant le décret de Donald Trump.

Ils étudient actuellement les moyens de combattre devant la justice cette mesure que le nouveau président s'est empressé de parapher vendredi soir, provoquant un tollé dans de nombreux pays, des manifestations dans plusieurs villes américaines et une confusion dans les procédures de passage des frontières.

Les procureurs démocrates pourraient devenir un creuset de la résistance à la politique de Donald Trump, tout comme les procureurs républicains s'étaient opposés à celle de Barack Obama.

Rappel des principes fondateurs

"La liberté religieuse a été et sera toujours le principe fondateur de notre pays et aucun président ne peut modifier cette vérité", affirment les magistrats.

Eric Scheiderman, procureur de New York, a notamment appelé tous les voyageurs en rétention à l'aéroport JFK à contacter ses services.

reuters/ther

Publié le 29 janvier 2017 à 22:09 - Modifié le 30 janvier 2017 à 15:41

Pas une interdiction visant les musulmans d'après Trump

Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche dans un communiqué que son décret fermant les frontières à certains réfugiés et étrangers ne visait pas spécialement les musulmans, alors qu'une vague de condamnations mondiales se développe.

"Pour que les choses soient claires, il ne s'agit pas d'une interdiction visant les musulmans, comme les médias le rapportent faussement", a déclaré Donald Trump. "Cela n'a rien à voir avec la religion, il s'agit de terrorisme et de la sécurité de notre pays".

Donald Trump a aussi affirmé que l'administration Obama avait suspendu la délivrance de visas pour des réfugiés irakiens pendant six mois en 2011.

Et il a rappelé que la délivrance de visas reprendrait à la fin des 90 jours de suspension, quand de nouvelles procédures de contrôle auront été selon lui mises en place.

Détenteurs de cartes de résidents permanents exemptés

Les détenteurs de "cartes vertes", le permis accordé aux résidents permanents, ayant demandé une exemption au nouveau décret migratoire l'ont obtenue, a annoncé dimanche un haut responsable de l'administration américaine.

Selon lui, leur nombre se montait dimanche à 170.

Des messages apparemment contradictoires étaient envoyés depuis vendredi soir sur la situation des ressortissants des pays concernés par le décret de Donald Trump et titulaires d'une "carte verte" et se trouvant actuellement à l'étranger.

Samedi, la Maison Blanche a expliqué qu'ils devraient demander une exemption au cas par cas avant de voyager. Dimanche, l'administration a expliqué qu'ils disposaient tous d'une exemption.