Modifié le 20 janvier 2017 à 09:59

"Trump peut devenir un grand président, ou mener au désastre"

Le Blue Ridge Arsenal à Chantilly, près de Washington.
La Virginie, un condensé des Etats-Unis Tout un monde / 4 min. / le 19 janvier 2017
Les électeurs américains s'apprêtent à voir Donald Trump investir la Maison Blanche, qu'ils aient voté ou non pour lui. Personne ne souhaite donc qu'il échoue, mais l'incertitude est sur toutes les lèvres.

Imprévisible. C'est ce qui qualifie le mieux Donald Trump, à la veille de son investiture. L'émission Tout un monde est partie à la rencontre des électeurs de l'Etat-clé de Virginie. Ancien bastion républicain, il a basculé dans le camp démocrate avec Barack Obama en 2009 et Hillary Clinton l'a conservé en novembre dernier.

La Virginie est un condensé des Etats-Unis: le nord de l'Etat s'est profondément transformé ces 20 dernières années, devenant l'arrière-cour de la capitale Washington, avec des centaines de milliers de jeunes urbains et de familles qui travaillent pour le gouvernement. Plus au sud, la Virginie a gardé ses traditions conservatrices.

Parmi ces traditions bien ancrées figurent les armes. Le responsable du stand de tir de Blue Ridge Arsenal, près de la capitale, est dans l'expectative, même avec un républicain au pouvoir: "Il parle positivement du deuxième amendement, mais il n'a pas d'antécédent particulier sur cette question. Quand il signera les lois en discussion sur la liberté de porter une arme cachée, alors ce sera parfait, on aura du concret!"

Seulement quatre ans

Un autre tireur du stand se dit "prudemment optimiste": "Il est imprévisible. Ça peut aller dans les deux sens: un désastre, ou un très grand président. Parce qu'il est en train de tout ébranler. Ce sera très intéressant de voir ce qu'il va faire ces prochains mois".

Souhaiter que Trump échoue, c'est comme vouloir que le pilote se crashe alors qu'on est dans l'avion.

Une citoyenne de l'Etat de Virgine, qui avait voté pour Hillary.

Et l'espoir de voir investir un bon président n'envahit pas seulement les électeurs qui l'ont soutenu. "Cela n'a plus d'importance de savoir si on a voté pour lui ou non. Ce sera notre président", souligne une femme, interrogée entre deux tirs. "Souhaiter qu'il échoue, c'est comme vouloir que le pilote se crashe alors qu'on est dans l'avion."

Au pire, dit un autre tireur, "cela ne durera que quatre ans.

Encore beaucoup de point d'interrogation, donc, même pour les plus avertis. A l'image du professeur de sciences politiques James Ceaser, un conservateur qui enseigne à l'Université de Virginie.

>> Ecouter l'interview:

James Ceaser.
Patrick Chaboudez - RTS
Tout un monde - Publié le 19 janvier 2017

fme

Publié le 19 janvier 2017 à 12:23 - Modifié le 20 janvier 2017 à 09:59