Modifié le 10 janvier 2017

La lutte contre la corruption en Chine sanctionne 1,2 million de personnes

Une image prise lors du procès de Bo Xilai, ex-membre du Bureau politique du Parti communiste condamné à la perpétuité en 2013 notamment pour corruption et abus de pouvoir.
Une image prise lors du procès de Bo Xilai, ex-membre du Bureau politique du Parti communiste condamné à la perpétuité en 2013 notamment pour corruption et abus de pouvoir. [ - Keystone]
La vaste campagne anticorruption en cours en Chine a permis de sanctionner 1,2 million de personnes en quatre ans, a annoncé le gendarme du Parti communiste (PCC), qui a promis de poursuivre la traque des cadres corrompus.

Quelque 2600 fugitifs ont été rapatriés au total, et 8,6 milliards de yuans (1,26 milliard de francs) de biens ont été récupérés, a annoncé la Commission centrale d'inspection disciplinaire (CCDI) du Parti communiste chinois. (PCC).

En 2016, 57'000 membres du PCC se sont rendus aux autorités anticorruption. Et 410'000 officiels, dont 76 ayant un rang équivalent ou supérieur à celui de ministre, ont été sanctionnés, a indiqué lundi le journal chinois officiel anglophone China Daily.

Contrôleurs aussi épinglés

Le communiqué a été publié au lendemain de l'annonce d'un renforcement du contrôle des cadres en charge de l'anticorruption. Depuis fin 2012, plus de 7900 de ces officiels ont ainsi été eux-mêmes sanctionnés.

La corruption est endémique en Chine et le président Xi Jinping supervise depuis son arrivée au pouvoir en 2012 une campagne très médiatisée visant à l'éradiquer. Certains analystes y voient également un moyen de faire tomber des rivaux politiques.

ats/cab

Publié le 10 janvier 2017 - Modifié le 10 janvier 2017