Modifié le 07 janvier 2017 à 08:29

Moscou "a cherché" à favoriser Trump, selon le renseignement américain

Vladimir Poutine aurait clairement cherché à favoriser l'élection de Donald Trump.
Vladimir Poutine aurait clairement cherché à favoriser l'élection de Donald Trump. [Mikhail Klimentiev - AFP]
Le président "Poutine et le gouvernement russe ont cherché" à favoriser l'élection de Donald Trump et à discréditer la campagne d'Hillary Clinton, affirment les services de renseignement américains dans un rapport publié vendredi.

"Poutine et le gouvernement russe ont développé une préférence claire pour le président élu Donald Trump", affirme le rapport, rendu public dans une version expurgée de son contenu classifié.

Moscou "appliquera les leçons apprises" dans cette campagne pour influencer les élections dans d'autres pays, y compris alliés des Etats-Unis, avertit également le rapport.

Le diagnostic se base sur les informations recueillies par le FBI, en charge du contre-espionnage américain, la CIA et l'agence d'espionnage électronique, la NSA.

Méthodes soviétiques

Le document précise que la "campagne d'influence" de Moscou s'inscrit dans le cadre d'une "stratégie de communication" s'inspirant des méthodes soviétiques utilisant notamment, "les opérations clandestines, les médias d'Etat, des tierces parties, et des utilisateurs payés de réseaux sociaux, ou trolls".

Barack Obama, qui avait demandé la rédaction de ce rapport de synthèse, a été informé de son contenu jeudi.

afp/kg

Publié le 06 janvier 2017 à 22:50 - Modifié le 07 janvier 2017 à 08:29

Réservé sur l'ingérence russe, Donald Trump admet des piratages et annonce des mesures

Donald Trump a admis vendredi l'existence de piratages contre le parti démocrate et a annoncé son intention de prendre des mesures pour lutter contre les cyberattaques. Il n'est cependant pas allé jusqu'à endosser la thèse des services de renseignement sur une ingérence russe dans l'élection du 8 novembre.

Le successeur de Barack Obama a en outre affirmé que les piratages informatiques contre les démocrates pendant la campagne électorale ne l'avaient pas aidé à battre Hillary Clinton en novembre. "Il n'y a eu absolument aucun impact sur le résultat de l'élection", a-t-il insisté à l'issue d'une rencontre avec les chefs du renseignement.

L'entrepreneur a en outre semblé blâmer les démocrates pour les vulnérabilités de leurs systèmes informatiques. "Il y a eu des tentatives de pirater le parti républicain, mais le parti avait mis en place des défenses fortes et les pirates ont échoué", a affirmé le président élu.