Modifié le 06 janvier 2017 à 08:35

Un sénateur interdit de séjour en Russie à la tête du Renseignement américain

Le choix de Dan Coats doit rassurer ceux qui accusent Donald Trump d'indulgence envers la Russie.
Le choix de Dan Coats doit rassurer ceux qui accusent Donald Trump d'indulgence envers la Russie. [Susan Walsh - Keystone]
Selon plusieurs médias américains, Donald Trump a choisi le nouveau directeur national du Renseignement. Il s'agit de Dan Coats, 73 ans, sénateur républicain sortant de l'Indiana.

Dan Coats est l'un des six sénateurs américains et trois responsables de la Maison Blanche interdits de séjour en Russie par Moscou en 2014, en représailles aux sanctions américaines après l'invasion de la Crimée. A l'époque, le sénateur s'était dit "honoré" d'être ainsi pris pour cible par le Kremlin.

Dan Coats a aussi été ancien ambassadeur en Allemagne de 2001 à 2005, sous l'administration de George W. Bush. Il était membre de la commission du renseignement au Sénat pendant son dernier mandat.

Une nomination sensible

Le directeur du Renseignement, poste créé après les attentats du 11-Septembre, coordonne l'activité des 17 agences de Renseignement américaines, dont la CIA, le FBI ou la NSA.

Cette nomination est très sensible, en pleine polémique sur l'ingérence russe dans l'élection américaine. Ce choix devrait rassurer tous ceux qui soupçonnent une indulgence coupable du président élu envers la Russie de Vladimir Poutine.

agences/jjn

Publié le 06 janvier 2017 à 02:33 - Modifié le 06 janvier 2017 à 08:35

L'ingérence russe évoquée devant le Sénat

Le chef du Renseignement américain et celui de la NSA ont à nouveau fait état de l'ingérence russe lors de la campagne présidentielle américaine jeudi lors d'une audition devant le Sénat. James Clapper et l'amiral Michael Rogers sont catégoriques. Selon eux, Moscou a mené une campagne à multiples facettes pour favoriser la victoire de Donald Trump.

Le Kremlin ne se serait pas contenté d'orchestrer le piratage du Parti démocrate et la diffusion de ses emails, mais aurait eu recours à la propagande et à la désinformation.