Modifié le 16 décembre 2016 à 11:56

Les îles Kouriles, obstacles persistants à un accord de paix russo-japonais

Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une conférence de presse vendredi à Tokyo.
Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe lors d'une conférence de presse vendredi à Tokyo. [Franck Robichon/pool - EPA Keystone]
Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe ont reconnu vendredi que la conclusion d'un accord de paix entre leurs deux pays restait difficile en raison du différend sur les îles Kouriles.

Le Japon et la Russie restent virtuellement en guerre depuis la fin de la Seuxième Guerre mondiale il y a plus de 70 ans à cause de cette querelle au sujet de quatre îles volcaniques qui font officiellement partie de la région russe de Sakhaline, mais sont revendiquées par le Japon.

"Il serait naïf de penser qu'on puisse régler ce problème en une heure. Mais il est sans doute nécessaire de chercher une solution. Il faut un travail méticuleux pour renforcer la confiance bilatérale", a déclaré Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse conjointe à Tokyo, dans le cadre de sa visite officielle au Japon.

Situation "anachronique"

Le président russe a admis que la situation actuelle, qu'il a déjà à maintes reprises qualifiée "d'anachronique", n'était pas satisfaisante: "Le plus important est de conclure un traité de paix", a-t-il répété, non sans souligner les étapes délicates à franchir.

"Il faut déjà mettre fin à ce ping-pong historique. Les intérêts fondamentaux de la Russie et du Japon exigent un règlement à long terme", a-t-il encore dit.

Et de faire part des "préoccupations" de Moscou en raison notamment des relations particulières entre le Japon et les Etats-Unis, très proches alliés, et de l'importance stratégique de ces territoires.

"Préoccupations"

"Il y a des questions de sécurité (...). Nous avons deux bases navales à Vladivostok, nos navires partent de là-bas vers le Pacifique", via le détroit qui ne gèle pas en hiver entre les îles Kounachir (Kunashiri en japonais) et Itouroup (Etorofu), deux des quatre Kouriles. "Nous aimerions que nos interlocuteurs japonais tiennent compte de toutes ces préoccupations", a-t-il poursuivi.

Les deux pays se sont ainsi entendus durant cette visite de deux jours sur la mise en place d'un dispositif afin d'étudier une coopération économique sur ces îles appelées les "Kouriles du Sud" par les Russes et les "Territoires du Nord" par les Japonais.

afp/gax

Publié le 16 décembre 2016 à 10:28 - Modifié le 16 décembre 2016 à 11:56

Les îles Kouriles