Modifié le 12 octobre 2017 à 09:24

Echanges tendus entre les candidats à la présidentielle autrichienne

L'écologiste Alexander Van der Bellen (g.) et le candidat du FPÖ Norbert Hofer (d.) ont croisé le fer lors d'un dernier débat télévisé avant le scrutin.
L'écologiste Alexander Van der Bellen (g.) et le candidat du FPÖ Norbert Hofer (d.) ont croisé le fer lors d'un dernier débat télévisé avant le scrutin. [Ronald Zak - AP Photo]
Le candidat écologiste Alexander Van der Bellen et son rival de droite nationaliste Norbert Hofer se sont affrontés lors d'un un vif débat à une semaine de l'élection présidentielle autrichienne.

Alexander Van der Bellen a accusé Norbert Hofer et son parti anti-immigration FPÖ de provoquer l'insécurité en menaçant de faire sortir l'Autriche de l'Union européenne, lors du débat diffusé sur la chaîne privée ATV.

Celui-ci a répliqué que s'il était au pouvoir, il convoquerait un référendum si la Turquie rejoignait l'UE ou si Bruxelles tentait de centraliser davantage le pouvoir.

"Pas d'Öxit"

"Le FPÖ joue avec la sortie de l'Autriche depuis 20 ans. De nombreux politiques en Europe craignent que cette simple spéculation puisse provoquer (...) une avalanche de populisme d'extrême droite", a affirmé Alexander Van der Bellen.

Norbert Hofer a dénoncé un discours "alarmiste". "Il n'y aura pas d'Öxit'", a-t-il assuré, en référence au référendum sur le Brexit de juin dernier.

Et si Alexander Van der Bellen a souligné l'importance des relations entre l'Autriche et son principal partenaire économique, l'Allemagne, Norbert Hofer a critiqué la chancelière Angela Merkel sur sa politique migratoire.

ats/jvia

Publié le 28 novembre 2016 à 07:33 - Modifié le 12 octobre 2017 à 09:24

Un premier président de droite nationaliste en Europe?

Le candidat du FPÖ avait perdu de justesse au second tour en mai avant que le scrutin ne soit annulé. Il pourrait devenir le 4 décembre le premier président issu d'un parti situé à l'extrême-droite de l'échiquier politique dans l'Union européenne.

Le FPÖ a grimpé dans les sondages en s'attaquant à l'immigration et à une "élite" jugée coupée des réalités.

Plusieurs personnalités conservatrices autrichiennes ont pourtant appelé dans un "manifeste" publié samedi à barrer la route à Norbert Hofer à la présidentielle, évoquant notamment le spectre d'un "Öxit".