Modifié le 22 novembre 2016 à 09:48

Une peine de prison à vie annulée pour l'ex-président égyptien Morsi

Mohamed Morsi, lors d'une audience au Caire, en mai 2014.
Mohamed Morsi, lors d'une audience au Caire, en mai 2014. [TAREK EL-GABBAS - KEYSTONE]
La Cour de cassation égyptienne a annulé mardi une condamnation à perpétuité prononcée contre l'ancien président Mohamed Morsi après sa destitution en 2013 par l'armée, selon un responsable judiciaire.

La justice a ordonné un nouveau jugement, selon un responsable de la cour égyptienne. D'après Me Abdel Maqsoud, "le verdict était entaché de vices juridiques".

La Cour de cassation a également annulé les peines de morts prononcées à l'encontre de hauts responsables de la confrérie des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi. Ils sont jugés dans ce procès pour espionnage au profit du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de l'Iran.

Répression à l'encontre des Frères musulmans

L'ancien président islamiste et ses partisans sont la cible d'une répression sanglante depuis que Mohamed Morsi a été destitué en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige aujourd'hui le pays d'une main de fer.

Mardi dernier, la Cour de cassation avait déjà annulé la peine de mort prononcée en 2015 à l'encontre de l'ancien dirigeant pour son rôle dans les violences de la révolte de 2011.

ats/tmun

Publié le 22 novembre 2016 à 09:44 - Modifié le 22 novembre 2016 à 09:48

Condamné à quatre reprises

Au total, Mohamed Morsi a été condamné à quatre reprises depuis sa destitution en 2013. Il avait été condamné à la peine de mort en 2015 pour son rôle dans des évasions massives de prison et des attaques contre la police durant la révolte qui a chassé Hosni Moubarak du pouvoir.

Dans un procès pour espionnage au profit du Hamas palestinien, du Hezbollah libanais et de l'Iran, l'ex-président avait été condamné à la prison à vie.

Mohamed Morsi avait aussi écopé de 20 ans de prison pour des violences contre des manifestants durant sa courte mandature.

Enfin, dans une dernière décision rendue en juin 2016, il a été condamné de nouveau à la prison à vie avec 10 coaccusés pour le vol de "documents relevant de la sécurité nationale" et leur livraison au Qatar, selon l'acte d'accusation.