Modifié le 19 novembre 2016 à 21:15

Le président mexicain veut "privilégier le dialogue" avec Donald Trump

Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait affirmé que le Mexique envoyait aux Etats-Unis ses criminels et ses violeurs.
Durant sa campagne électorale, Donald Trump avait promis de prendre des mesures envers le Mexique pour pour protéger l'emploi aux Etats-Unis. [Rebecca Blackwell - AP Photo]
Alors que le président américain élu a promis un tour de vis protectionniste envers Mexico, le président mexicain a affirmé samedi vouloir "privilégier le dialogue".

"Face aux prises de position du président élu Trump, ce qui est certain c'est que nous en sommes à un stade où nous voulons privilégier le dialogue pour construire un nouvel agenda", a déclaré le président mexicain Enrique Peña Nieto.

Il s'exprimait au sommet annuel de l'Organisation de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

"Le Mexique va continuer d'être un fervent partisan de l'ouverture", a ajouté celui qui a également défendu l'accord de libre-échange nord-américain (Alena) conclu en 1994 entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, mais durement critiqué par Donald Trump.

Relation "centrale"

"Ne nous laissons pas dérouter par ces sentiments protectionnistes qui commencent à s'élever dans différentes parties du monde.

Je pense que la globalisation a apporté plus de bénéfices que de dommages", a-t-il affirmé, en soulignant la "relation centrale" du Mexique avec les Etats-Unis.

afp/lc

Publié le 19 novembre 2016 à 18:36 - Modifié le 19 novembre 2016 à 21:15

Des mesures-chocs

Pendant sa campagne, le candidat républicain avait promis une série de mesures-chocs à son arrivée à la Maison-Blanche, telles que la dénonciation des accords de libre-échange comme l'Alena.

Pékin défend le libre-échange

Donald Trump voulait aussi imposer des droits de douane massifs sur les produits chinois et désigner Pékin comme un pays manipulant sa monnaie, ouvrant la voie à des sanctions commerciales.

Mais samedi, le président chinois Xi Jinping a appelé à Lima les dirigeants de la zone Asie-Pacifique à soutenir l'accord régional de libre-échange proposé par la Chine. Un traité qui pourrait combler le vide laissé par le probable abandon de l'accord TPP par les États-Unis.