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L'accord de libre-échange UE - Etats-Unis ne peut être conclu, selon Merkel

La visite d'adieux de Barack Obama à Berlin avait des allures de passage de témoin pour la défense des valeurs démocratiques dans le monde. [Markus Schreiber - Keystone]
La visite d'adieux de Barack Obama à Berlin avait des allures de passage de témoin pour la défense des valeurs démocratiques dans le monde. [Markus Schreiber - Keystone]
La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé jeudi que l'accord de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis (TTIP) ne pouvait être conclu en l'état, dans le contexte de l'élection de Donald Trump.

"Je me suis toujours beaucoup investie pour la conclusion d'un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, nous avons bien avancé dans les négociations, mais maintenant, elles ne peuvent être conclues", a déclaré Angela Merkel, à l'occasion de la visite d'adieux de Barack Obama. Elle dit toutefois espérer "y revenir un jour".

"Ce qui nous unit, c'est la conviction commune que la mondialisation doit être organisée humainement, politiquement, mais qu'il n'y a pas de retour possible au temps d'avant la mondialisation", a souligné la chancelière.

Nombreuses voix opposées

L'accord TTIP était porté par Barack Obama et Angela Merkel, mais au sein de l'UE, les voix étaient de plus en plus nombreuses pour s'y opposer, la France en tête, sur fond d'inquiétudes sur une baisse des normes sociales, écologiques et de santé de l'Europe.

Aux Etats-Unis, le discours contre le libre-échange de Donald Trump, qui veut dénoncer d'autres accords commerciaux accusés de détruire des emplois, rendaient peu probable la conclusion des négociations avec l'Europe.

"Une partenaire extraordinaire"

Le président américain Barack Obama a pour sa part insisté sur le fait que la chancelière Angela Merkel avait été "une partenaire extraordinaire".

"J'essaie de m'en tenir à la règle consistant à ne pas me mêler de la politique des autres, tout ce que je peux dire, c'est que la chancelière Merkel a été une partenaire extraordinaire", a-t-il dit, interrogé sur son soutien à une éventuelle nouvelle candidature de la dirigeante allemande au pouvoir depuis 11 ans.

"C'est sa décision de se présenter de nouveau ou pas (...) si j'étais ici, si j'étais Allemand et si je votais, je pourrais la soutenir", a déclaré le président américain.

Le nouveau porte-drapeau de la démocratie

Depuis l'élection de Donald Trump, nombre d'observateurs et médias ont souligné que la dirigeante allemande allait devenir le nouveau porte-étendard des valeurs démocratiques dans le monde.

De son côté, Angela Merkel s'est montrée inhabituellement claire la semaine dernière après la victoire du milliardaire américain: elle lui a rappelé l'importance du respect des valeurs démocratiques et de la tolérance.

afp/fme

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Un quatrième mandat pour Angela Merkel?

Angela Merkel a une nouvelle fois refusé jeudi de dire si elle allait se présenter à un quatrième mandat de chancelière à l'occasion des législatives de septembre prochain.

Mais observateurs et proches s'attendent à ce qu'elle officialise son entrée dans la course dimanche ou lundi au cours d'une réunion avec les cadres de son parti, l'Union chrétienne-démocrate (CDU).