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Londres accusé de renier sa promesse envers les mineurs isolés de Calais

Des migrants mineurs quittent le contre Jules Ferry, après la démolition de la "Jungle" de Calais, le 3 novembre 2016.  [THIBAULT VANDERMERSCH - Keystone]
Des migrants mineurs quittent le contre Jules Ferry, après la démolition de la "Jungle" de Calais, le 3 novembre 2016. [THIBAULT VANDERMERSCH - Keystone]
Le gouvernement britannique a été accusé mercredi de renier sa promesse d'accueil des réfugiés mineurs qui vivaient dans la "Jungle" de Calais, après avoir fixé de nouveaux critères d'éligibilité plus restrictifs.

En vertu de ces nouvelles règles, rendues publiques lundi par le ministère britannique de l'Intérieur, pour être accueilli au Royaume-Uni, un réfugié mineur doit désormais: soit avoir 12 ans ou moins, soit être exposé à un risque élevé d'exploitation sexuelle, ou bien avoir 15 ans ou moins et être de nationalité syrienne ou soudanaise.

"Qu'une poignée d'enfants"

Le gouvernement britannique s'était engagé à accueillir "tous les mineurs isolés présents à Calais dont les attaches familiales en Grande-Bretagne sont établies", avait dit en octobre le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

"Ils (le gouvernement britannique, ndlr) reviennent sur leur promesse", a accusé mercredi le membre travailliste de la chambre des Lords Alf Dubs, à l'origine d'un amendement réclamant l'accueil d'enfants réfugiés déjà présents en Europe.

"Ils essaient de trouver une manière de n'accueillir qu'une poignée d'enfants", a-t-il ajouté.

afp/fme

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Paris appelle Londres à prendre ses responsabilités

La France a appelé plusieurs fois le Royaume-Uni à prendre ses responsabilités sur ce dossier.

"Plus de 300 enfants ont été transférés de France depuis le 10 octobre", a réagi le secrétaire d'Etat britannique à l'immigration Robert Goodwill, soulignant que plusieurs centaines d'autres mineurs seraient accueillis outre-Manche.

"Des centaines d'enfants font désormais face à un avenir incertain. Nous exhortons le gouvernement à revoir ses critères et à faire preuve de compassion dans cette crise", a commenté pour sa part Alex Fraser, chargé de la question des réfugiés à la Croix-Rouge britannique.