Modifié le 09 novembre 2016 à 18:33

L'espoir d'un dialogue constructif avec Trump, voeu commun des chefs d'Etat

Réactions à la victoire de Trump.
Réactions à la victoire de Trump. [Mary Altaffer - Keystone]
Les principaux chefs d'Etat ont félicité Donald Trump pour son élection mercredi, appelant de leurs voeux à l'établissement d'un dialogue constructif avec les Etats-Unis.

Après l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis (lire le suivi en direct: Donald Trump est élu à la présidence des Etats-Unis), les partenaires internationaux ont tous félicité le républicain.

En Russie, le président Vladimir Poutine a félicité Donald Trump pour sa victoire et espéré un dialogue constructif avec le futur locataire de la Maison Blanche.

L'Iran, par l'intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, a appelé Donald Trump à "respecter les accords internationaux" conclus par son pays, alors que l'élection du candidat républicain fait peser des incertitudes sur l'accord nucléaire iranien de 2015.

La Chine a déclaré qu'elle oeuvrerait avec Donald Trump à un développement solide et stable des relations diplomatiques bilatérales.

Du côté de la Turquie, le ministre des Affaires étrangères a lui aussi félicité le président élu, avant d'affirmer que son pays était prêt "à renforcer sa coopération stratégique basée sur la confiance avec les États-Unis."

Critiquée par Trump, l'OTAN a souligné que le leadership de Washington était "plus important que jamais" et qu'une "alliance forte était bonne pour les Etats-Unis comme pour l'Europe".

"Le président élu est un véritable ami de l'Etat d'Israël et je suis impatient de travailler avec lui en faveur de la sécurité, la stabilité et la paix dans notre région", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué,

La cheffe de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, a écrit sur Twitter que les relations entre l'UE et les Etats-Unis étaient "plus profonds que tout changement politique. Nous continuerons à travailler ensemble, redécouvrons la force de l'Europe".

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Conseil, Donald Tusk, ont par ailleurs invité Donald Trump à un sommet UE-Etats-Unis en Europe dès que cela lui sera possible. Selon eux, "il est plus important que jamais de renforcer les relations transatlantiques".

L'élection de Donald Trump "ouvre une période d'incertitude", pour le président français François Hollande. Il affirme que "face à cette situation, l'Europe doit être unie".

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel propose à Donald Trump une "coopération étroite" sur la base de valeurs communes.

Première ministre en Grande-Bretagne, Theresa May s'est dite "impatiente de travailler avec le président-élu Donald Trump pour renforcer les relations et garantir la sécurité et la liberté de nos nations au cours des années à venir".

Pour l'Italie, le président du Conseil Matteo Renzi s'est pour l'instant contenté de déclarer: "Je le félicite. L'amitié italo-américaine est solide."

En Espagne, Mariano Rajoy a félicité Donald Trump pour sa victoire. "Nous allons continuer à travailler pour renforcer la relation qui nous lie aux États-Unis, partenaire indispensable", a-t-il indiqué sur Twitter.

"La victoire de Donald Trump doit être respectée", a écrit Martin Schulz, président du Parlement européen. "De la Syrie à l'Irak, de l'Ukraine à la Libye, le rôle de Trump dans la diplomatie et les négociations sera testé dès le premier jour", a-t-il ajouté:

En Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban s'est exclamé: "Grande nouvelle. La démocratie est toujours en vie."

Le Premier ministre du Japon Shinzo Abe a, lui, rappelé que "le Japon et les Etats-Unis sont des alliés inébranlables liés par des valeurs communes telles que la liberté, la démocratie, les droits de l'Homme fondamentaux et l'Etat de droit".

L'élection de Donald Trump à la présidence américaine pourrait raviver des tensions entre les Etats-Unis et le monde musulman, a estimé mercredi un responsable du Conseil des oulémas d'Indonésie, première instance religieuse du pays.

De son côté, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a déclaré espérer "un nouveau souffle" dans les relations entre le pays arabe le plus peuplé et les Etats-Unis

vkiss, avec les agences

Publié le 09 novembre 2016 à 10:03 - Modifié le 09 novembre 2016 à 18:33