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Le centre pour mineurs de la "jungle" de Calais démantelé à son tour

Des jeunes migrants non accompagnés à bord des cars qui les emmènent loin de la "jungle" de Calais. [DENIS CHARLET - AFP]
Des jeunes migrants non accompagnés à bord des cars qui les emmènent loin de la "jungle" de Calais. [DENIS CHARLET - AFP]
Dix jours après le début du démantèlement des camps de fortune de Calais et le transfert des migrants dans d'autres communes du pays, la France a évacué mercredi le centre pour mineurs isolés de la "jungle".

Les derniers étrangers mineurs encore présents dans l'ex-"Jungle" de Calais ont quitté les lieux mercredi après-midi, à bord de cars à destination de centres d'accueil dédiés en France, ont annoncé les autorités.

Peu avant 16h, le dernier des 38 cars évacuant ces jeunes migrants de la zone de l'ancien bidonville est parti des conteneurs du Centre d'accueil provisoire (CAP) où ils avaient été 1616 à avoir été hébergés depuis le démantèlement de la "Jungle".

Mercredi matin, des bracelets de couleur, marqué d'un numéro de car, avaient été distribués aux jeunes gens qui rejoignaient les véhicules en fonction de leur destination. A l'intérieur des autocars se trouvent des agents du "Home Office" britannique qui étudieront les demandes de transfert vers le Royaume-Uni. Les jeunes sauront dans les prochaines semaines si leur dossier est accepté.

300 mineurs vers le Royaume-Uni

Cette opération intervient une semaine après le transfert des quelque 6000 occupants du camp de la Lande vers des centres d'accueil et d'orientation (CAO) en France.

Les mineurs isolés avaient été regroupés et dirigés vers le CAP de Calais, en bordure de l'ancienne "jungle", dans des bâtiments en dur, des conteneurs blancs de chantier aménagés.

Beaucoup d'entre eux demandent un transfert vers la Grande-Bretagne pour y rejoindre des parents déjà sur place. A ce jour, les demandes de 300 mineurs ont été acceptées par les autorités britanniques.

Les pouvoirs publics entendent mener à bien le transfert des mineurs puis celui des quelque 400 femmes encore présentes dans un autre centre d'accuei, afin que la zone puisse être totalement remise en état.

reuters/afp/gax/sbad

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