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Des milliers d'opposants à l'aéroport Notre-Dame-des-Landes mobilisés

Des opposants à la construction d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans l'ouest de la France, le 8 octobre 2016. [AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD]
Des opposants à la construction d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans l'ouest de la France, le 8 octobre 2016. - [AFP - JEAN-SEBASTIEN EVRARD]
Plus de 12'000 opposants à la construction du très controversé aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dans l'ouest de la France, étaient rassemblés samedi sur le site du chantier dont les travaux devaient débuter à l'automne.

Ils étaient 12'800 personnes selon les autorités, plus de 40'000 selon les organisateurs. Cette nouvelle mobilisation, qui doit se poursuivre dimanche sous d'autres formes, vise à "mettre des bâtons dans les roues du projet", ont indiqué les organisateurs.

Les manifestants ont ensuite planté leur bâton en bordure d'un champ, formant autour de lui comme un périmètre de protection.

Deux candidats à la primaire écologiste pour la présidentielle de 2017, dont l'ancienne ministre Cécile Duflot, ont participé au rassemblement.

Epine dans le pied du gouvernement

Ce projet de nouvel aéroport, à 20 km au nord de Nantes, est depuis de longues années une épine dans le pied du gouvernement socialiste, et a vivement empoisonné ses relations avec ses alliés écologistes.

Espérant mettre un terme à la querelle, le gouvernement a organisé en juin un référendum consultatif local, au cours duquel plus de 55% des électeurs du département de Loire-Atlantique ont dit "oui" à l'aéroport.

afp/olhor

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Détracteurs du projet sur le site depuis 2009

Dans la foulée, le Premier ministre Manuel Valls avait prévenu que les quelque 300 occupants illégaux du terrain devraient "partir" d'ici le début des travaux à l'automne.

Depuis 2009, une partie des détracteurs du projet ont installé des logements de fortune sur le site, une "zone d'aménagement différée" (ZAD) de 1650 hectares rebaptisée "zone à défendre", où la mobilisation de samedi était organisée.

En février, une manifestation avait réuni entre 15'000 et 50'000 opposants contre le projet.