Modifié le 21 septembre 2016 à 09:12

Cinquante pays s'engagent à accueillir 360'000 réfugiés dans l'année à venir

Pour Barack Obama,"rejeter des migrants parce qu'ils sont musulmans reviendrait à renforcer la propagande terroriste.
Pour Barack Obama,"rejeter des migrants parce qu'ils sont musulmans reviendrait à renforcer la propagande terroriste. [REUTERS/Brendan McDermid - Reuters]
Le président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé mardi l'engagement d'une cinquantaine de pays à accueillir 360'000 réfugiés au cours de l'année à venir. Il s'agit d'un doublement par rapport aux chiffres actuels.

La Maison Blanche va par ailleurs augmenter de 4,5 milliards de dollars les contributions financières de l'ensemble de ces pays, réunis en marge de l'assemblée générale de l'ONU à New York.

A l'ouverture d'un sommet de chefs d'Etat organisé à l'initiative des Etats-Unis, Barack Obama a en particulier salué le rôle de l'Allemagne et du Canada face à la crise migratoire née de la guerre qui ravage la Syrie depuis cinq ans.

L'engagement des Etats-Unis critiqué

Un peu plus tôt, à la tribune de l'ONU, Barack Obama avait appelé les pays riches à s'engager plus avant "même quand c'est difficile d'un point de vue politique". Les Etats-Unis ont accueilli 10'000 réfugiés syriens au cours de l'année fiscale écoulée.

Ce chiffre a été jugé très insuffisant par des défenseurs des droits de l'homme qui fustigent le manque de réactivité de la première puissance mondiale face à une crise migratoire d'une ampleur sans précédent.

Agences/jj

Publié le 21 septembre 2016 à 04:12 - Modifié le 21 septembre 2016 à 09:12

Des arrivées en baisse, mais la crise migratoire n'est pas terminée

De son côté, le HCR, l'agence onusienne pour les réfugiés, indique que plus de 300'000 réfugiés et migrants ont atteint l'Union européenne depuis le début de l'année, en débarquant en Italie ou en Grèce.

Ce chiffre est inférieur aux 520'000 arrivées enregistrées l'année dernière à pareille époque, mais il montre que la crise migratoire est loin d'être terminée. D'autant que le nombre de personnes mortes ou disparues pendant leur traversée pourrait être plus élevé que celui de 2015.