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Trois interpellations près de Paris en lien avec le véhicule suspect

Une voiture suspecte contenant des bombonnes de gaz a été retrouvée non loin de Notre-Dame de Paris le week-end dernier. [ALAIN JOCARD - AFP]
Une voiture suspecte contenant des bombonnes de gaz a été retrouvée non loin de Notre-Dame de Paris le week-end dernier. [ALAIN JOCARD - AFP]
Trois femmes ont été interpellées jeudi soir à Boussy-Saint-Antoine, dans le sud de Paris, lors d'une opération liée à la découverte d'une voiture suspecte non loin de Notre-Dame de Paris le week-end dernier.

"(Cette opération) a permis l'interpellation de trois (...) jeunes femmes impliquées dans la découverte d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz dans la nuit de samedi à dimanche à Paris dans le Ve arrondissement", a déclaré le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve.

"Ces jeunes femmes, âgées de 39, 23 et 19 ans, radicalisées, fanatisées, préparaient vraisemblablement de nouvelles actions violentes et de surcroît imminentes", a-t-il ajouté.

D'après une source proche de l'enquête, la principale suspecte, la fille du propriétaire de la voiture âgée de 19 ans, avait prêté allégeance aux djihadistes du groupe Etat islamique.

Un policier blessé

"Un policier de la DGSI a été blessé au couteau, à l'épaule, au cours de cette opération. Il est hospitalisé sans que ses jours ne soient en danger", a encore dit le ministre de l'Intérieur.

L'une des trois femmes interpellées a également été blessée par balle par les policiers, qui ont ouvert le feu pour riposter.

agences/ptur

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Quatre autres personnes toujours en garde à vue

Quatre autres personnes avaient déjà été arrêtées et se trouvaient encore en garde à vue jeudi soir dans le cadre de cette enquête. Ce sont deux couples, un âgé de 26 ans appréhendé mercredi à son domicile près de Montargis (centre de la France) et un autre, un homme de 34 ans et une femme de 29 ans, connu des services de renseignement pour appartenir à la mouvance islamiste radicale, interpellé mardi dans le sud de la France.

"Il s'agit de deux frères et de leurs compagnes", a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête. Le propriétaire de la voiture, connu pour des faits anciens de prosélytisme islamiste, a quant à lui été relâché mardi soir à l'issue de sa garde à vue, mais les policiers étaient à la recherche de deux de ses filles.