Modifié le 07 septembre 2016 à 14:10

Paris ouvrira mi-octobre son premier centre d'accueil de migrants

Paris aura bientôt son premier centre d'accueil des réfugiés
Paris aura bientôt son premier centre d'accueil des réfugiés 12h45 / 1 min. / le 07 septembre 2016
Paris ouvrira à la mi-octobre son premier centre d'hébergement temporaire pour migrants afin d'endiguer la multiplication des camps informels dans la capitale française.

Le centre, installé dans une ancienne friche industrielle du nord de la ville, sera réservé aux hommes, sans condition quant à leur statut administratif. Il ouvrira avec une capacité de 400 places, portée à 600 d'ici la fin de l'année, a précisé mardi la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo.

Un deuxième centre de 350 places, pour les femmes et les enfants, sera ouvert d'ici la fin de l'année dans une ancienne usine d'Ivry-sur-Seine, une commune populaire du sud de la capitale.

Bilan médical et aide psychologique

Pendant "cinq à dix jours", les migrants pourront effectuer un bilan médical, recevoir une aide psychologique et des conseils juridiques avant d'être orientés vers d'autres structures d'accueil.

Paris, qui voit arriver plusieurs dizaines de migrants par jour, est confronté depuis plus d'un an "à un flux migratoire sans précédent", selon la Mairie. Ces exilés s'installent sous des ponts, dans des parcs ou des bâtiments vides, non loin de la gare du Nord, d'où beaucoup espèrent poursuivre leur périple.

afp/ptur

Publié le 06 septembre 2016 à 15:46 - Modifié le 07 septembre 2016 à 14:10

Près de 30 campements informels démantelés depuis juin 2015

Depuis juin 2015, les autorités ont démantelé 28 campements informels, pour des raisons de sécurité et de salubrité. Depuis cet été, les évacuations sont systématiques dès qu'un embryon de squats apparaît. 

Dernière évacuation en date: des centaines de migrants, qui campaient sur le terre-plein d'une grande avenue, ont été invitées mardi matin par les forces de l'ordre à quitter les lieux.

A chaque démantèlement, les résidents sont dispersés sur différents sites, hébergés quelques nuits dans des chambres d'hôtels ou gymnases. Mais faute de solution pérenne, nombre reviennent à Paris, tandis que d'autres continuent leur chemin vers le nord de la France.