Modifié le 04 août 2016 à 06:32

Washington dément avoir versé une rançon de 400 millions de dollars à l'Iran

John Kerry et Javad Zarif doivent finaliser à Vienne la mise en oeuvre de l'accord sur le nucléaire iranien.
John Kerry et Javad Zarif à Vienne lors des négociation sur le nucléaire iranien en janvier 2016. [AP Photo/Craig Ruttle - Keystone]
L'administration américaine a reconnu mercredi avoir versé à l'Iran en janvier l'équivalent de 400 millions de dollars en liquide, mais a démenti qu'il s'agissait d'une rançon pour la libération à l'époque de cinq Américains.

Mercredi, le Wall Street Journal a révélé que 400 millions de dollars avaient été envoyés en Iran, en billets d'euros et de francs suisses, stockés sur des palettes et chargés dans un avion de fret. Et le quotidien d'affirmer que l'argent a servi à payer une rançon pour la libération des cinq Américains.

Les Etats-Unis reconnaissent avoir versé cette somme au régime iranien. Selon eux, il s'agit du remboursement d'un contrat d'armement jamais honoré datant d'avant la révolution islamique de 1979 et la rupture des relations diplomatiques en avril 1980.

Remboursement d'une ancienne dette

Ce remboursement, fruit d'un règlement du Tribunal arbitral de La Haye créé pour ce différend américano-iranien, se ventilait en 400 millions de dollars de dette et 1,3 milliard de dollars d'intérêts.

"Ce n'était pas une rançon", a balayé le porte-parole du département d'Etat. "Verser des rançons pour des otages est contraire à la politique des Etats-Unis", a insisté pour sa part la Maison Blanche.

afp/dk

Publié le 04 août 2016 à 06:27 - Modifié le 04 août 2016 à 06:32

L'accord sur le nucléaire en toile de fond

Le 16 janvier dernier, l'Iran et six grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni et Allemagne) mettaient en oeuvre à Vienne leur accord historique sur le nucléaire iranien scellé le 14 juillet 2015. Le 16 janvier marquait ainsi le début de la levée de sanctions internationales contre Téhéran.

Simultanément, Washington et Téhéran annonçaient un échange inédit de prisonniers: quatre Irano-Américains et un Américain, dont le correspondant du Washington Post Jason Rezaian, libérés par la République islamique contre la "clémence" des Etats-Unis accordée à sept Iraniens détenus.