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Le cardinal de Lyon blanchi après les révélations d'affaires de pédophilie

L'enquête contre le cardinal de Lyon Philippe Barbarin, ici en avril 2016, a été classée sans suite. [Laurent Cipriani - AP]
Le cardinal de Lyon blanchi après les révélations d'affaires de pédophilie / Le Journal du matin / 1 min. / le 2 août 2016
La justice lyonnaise a annoncé lundi avoir classé sans suite l'enquête ouverte contre le cardinal qui était soupçonné de "non-dénonciation" d'agressions sexuelles sur mineurs et "non-assistance à personne en danger".

Des victimes d'un prêtre inculpé fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts il y a plus de 25 ans reprochaient au cardinal-archevêque de Lyon de ne pas avoir dénoncé les agissements du religieux à la justice et de l'avoir laissé en poste trop longtemps, jusqu'en août 2015, dans une paroisse où il était au contact d'enfants.

Au terme d'une enquête préliminaire ordonnée en mars, le procureur de la République de Lyon a estimé que les infractions visées n'étaient pas constituées, notamment celle particulièrement sensible de la "non-dénonciation".

"Débat moral"

"C'est la décision du procureur de la République, elle lui appartient. Je ne suis pas positionné pour juger. Et nous, nous sommes sur un débat moral, pas juridique", a réagi l'un des plaignants et membre de l'association la Parole libérée, François Devaux.

A ce jour, un seul évêque français a été condamné pour non-dénonciation, à trois mois de prison avec sursis, en 2001.

agences/gax

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Quatre prêtres relevés de leurs fonctions

En avril 2016, le cardinal Barbarin avait reconnu "des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres" et demandé pardon aux victimes.
L'Eglise catholique de France avait de son côté annoncé des mesures visant à faire "la lumière" sur la pédophilie dans ses rangs, y compris sur les faits les plus anciens.

Fin juin, le cardinal Barbarin avait relevé quatre prêtres de leurs fonctions, soulignant ainsi sa volonté de tirer les leçons du passé.