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Le Parlement tunisien retire sa confiance au gouvernement Essid

Le Premier ministre Habib Essid a tancé les partis politiques en les accusant de "faire mine d'oublier" les progrès réalisés grâce à son gouvernement. [EPA/STR]
Le Premier ministre Habib Essid a tancé les partis politiques en les accusant de "faire mine d'oublier" les progrès réalisés grâce à son gouvernement. - [EPA/STR]
Une écrasante majorité du Parlement tunisien a retiré samedi soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid. Formé début 2015 et remanié en janvier, l'actuel cabinet est accusé d'inefficacité dans une période sensible.

L'exécutif était sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi a souhaité un cabinet d'union nationale il y a deux mois.

Comme prévu, les députés ont majoritairement désavoué le gouvernement, 118 votant contre, 3 pour et 27 s'abstenant. Le vote ouvre la voie à la formation d'un nouvel exécutif.

Si la Tunisie a réussi sa transition politique après la révolution de 2011, son économie est en crise. Le pays a également été visé par plusieurs attaques djihadistes sanglantes.

Poussé à démissionner

Le Premier ministre tunisien Habib Essid, un indépendant, n'avait pas été informé de l'initiative d'un gouvernement d'union par le chef de l'Etat. Il a d'abord dit être prêt à démissionner si l'intérêt du pays l'exigeait. Il a ensuite annoncé qu'il ne partirait que si le Parlement lui retirait sa confiance.

Applaudi à plusieurs reprises pendant son discours, il a de nouveau évoqué des pressions pour le pousser à démissionner et dénoncé une manoeuvre pour se débarrasser de lui.

ats/sey

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