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Face à la crise des migrants, l'UE se dote de 1500 garde-frontières

Les pays membres veulent éviter qu'un chaos à une frontière extérieure, comme celui qu'a connu la Grèce, n'ébranle à nouveau l'UE. [NIKOS ARVANITIDIS - Keystone]
Les pays membres veulent éviter qu'un chaos à une frontière extérieure, comme celui qu'a connu la Grèce, n'ébranle à nouveau l'UE. [NIKOS ARVANITIDIS - Keystone]
Le Parlement européen a approuvé mercredi la création d'un corps de 1500 gardes-frontière et gardes-côtes européens mobilisable rapidement pour aider un pays confronté à une pression migratoire exceptionnelle.

L'Agence européenne des gardes-côtes et gardes-frontière sera bâtie sur les bases de l'agence européenne Frontex. Membre de l'espace Schengen, la Suisse y participera.

L'enjeu est d'éviter qu'un chaos à une frontière extérieure, comme celui qu'a connu la Grèce, n'ébranle à nouveau l'Union et ne remette en cause la libre circulation dans l'espace Schengen.

Jusqu'à seize Suisses mis à disposition

Selon l'Administration fédérale des douanes, la Suisse mettra "jusqu'à seize collaborateurs" à disposition du "Rapid Reserve Pool".

Ce sont les Etats membres qui décideront d'une intervention dans un pays ne demandant pas d'assistance, à la majorité qualifiée. Si le pays visé refuse, les autres pays pourraient réintroduire provisoirement des contrôles aux frontières intérieures de l'espace Schengen.

Le projet a été approuvé par 483 voix contre 181 et 48 abstentions. Il devrait maintenant être approuvé par les Etats membres et pourrait entrer en vigueur à l'automne.

ats/grin

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