Modifié le 19 mai 2016 à 22:00

La piste terroriste, hypothèse privilégiée dans le crash d'EgyptAir

Un Airbus A320 d'EgyptAir à l'aéroport de Londres Heathrow (image d'illustration).
Un Airbus A320 d'EgyptAir à l'aéroport de Londres Heathrow (image d'illustration). [Krzysztof Kaczala - Keystone]
La disparition du vol MS804 d'EgyptAir jeudi en Méditerranée est plus probablement liée à un acte terroriste qu'à une défaillance technique, selon les autorités égyptiennes. Des officiels américains et russes évoquent la même théorie.

Aucun des passagers du vol ne suscitait la moindre inquiétude d'un point de vue sécuritaire mais des vérifications sont en cours, a indiqué le ministre égyptien de l'Aviation civile Chérif Fathy jeudi lors d'une conférence de presse.

Cité par l'agence de presse russe RIA Alexandre Bortnikov, le chef du FSB, principal service fédéral de sécurité russe, avait déclaré peu auparavant que l'accident était selon "toutes les probabilités" imputable à un acte terroriste.

La théorie selon laquelle la chute de l'appareil a été causée par une bombe est privilégiée par les autorités américaines, affirment de leur côté deux officiels américains cités par CNN sous le sceau de l'anonymat. Aucun élément tangible ne permet pour l'heure d'étayer cette thèse, relativise toutefois un autre responsable américain.

>> Lire aussi: L'avion d'EgyptAir a fait deux virages brutaux avant de s'écraser en mer

Des débris retrouvés

L'avion d'EgyptAir était parti vers 23h00 mercredi soir de Paris à destination du Caire avec 66 personnes à bord. Il a effectué des "changements de trajectoire" soudains avant de s'écraser au large de l'île grecque de Karpathos, dans le sud-est de la mer Egée.

agences/dk

Publié le 19 mai 2016 à 15:46 - Modifié le 19 mai 2016 à 22:00

L'avion passé en Erythrée, en Egypte et en Tunisie mercredi

L'avion d'EgyptAir a effectué plusieurs rotations à un rythme soutenu, selon le site spécialisé FlightRadar24 qui suit les évolutions du trafic aérien en temps réel et conserve les archives des vols. Une utilisation aussi intensive constitue la norme dans l'aviation civile.

L'avion a démarré sa journée de mercredi à Asmara, la capitale de l'Erythrée, où il était arrivé mardi soir du Caire, selon FlightRadar. Il a redécollé à 01h30 GMT pour la capitale égyptienne où il a atterri deux heures et 32 minutes plus tard.

Un peu plus de deux heures après, à 06h21 GMT, il est reparti pour Tunis, un vol de trois heures et 12 minutes. Après seulement une heure et deux minutes d'escale, il est revenu au Caire à 13h17 GMT à l'issue de deux heures et 24 minutes de trajet, toujours selon FlightRadar24.

Son escale au Caire a duré cette fois moins de deux heures et il est reparti pour Paris où il a atterri à 19h55 GMT, selon ces registres.

Il a redécollé de la capitale française vers 23h00 (21h00 GMT) et devait atterrir au Caire vers 03h00 (01h00 GMT). Il a disparu des radars grecs vers 00H30 GMT, alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien égyptien.