Modifié le 20 mai 2016 à 08:45

Un Airbus A320 d'Egyptair s'écrase en Méditerranée avec 66 passagers

Des annonces contradictoires sur la découverte de débris ont été diffusées.
Des annonces contradictoires sur la découverte de débris ont été diffusées. [Christian Hartmann - Reuters]
Alors qu'Egyptair a affirmée à CNN que l'épave de l'Airbus avait été retrouvée, les autorités grecques ont affirmé que les débris retrouvés ne provenaient pas de l'avion qui assurait la liaison Paris-Le Caire.

Le président du Comité grec de sécurité aérienne a affirmé à l'AFP que les débris retrouvés jusque-là dans la zone proche du point de chute présumé de l'avion Egyptair "ne proviennent pas d'un avion", démentant ainsi une annonce de la compagnie égyptienne.

Plus tôt, le vice-président de la compagnie aérienne Egyptair avait annoncé sur CNN que l'épave de l'Airbus A320 avait été localisée. "Nous avons retrouvé l'épave", a déclaré Ahmed Adel à la journaliste Christiane Amanpour.

Confirmant la thèse de la non-découverte, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a demandé à "tous les appareils de l'Etat concernés, y compris le ministère de l'Aviation civile (...) la marine et l'armée de l'air d'intensifier les opérations de recherches" pour "retrouver les débris de l'avion".

L'affirmation d'Egyptair sur CNN:

Le crash en mer avait été confirmé par les autorités égyptiennes et par le président français François Hollande. Selon l'aviation civile grecque, l'appareil s'est écrasé au large de l'île grecque de Karpathos, au sud-est de la mer Egée, "alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien égyptien".

Hypothèse d'un acte terroriste

Accident ou attentat, aucune piste n'est négligée, même si "l'hypothèse d'un acte terroriste est plus probable que celle d'une défaillance technique", selon le ministre égyptien de l'aviation.

"Nous ne pouvons rien exclure pour l'instant, ni confirmer quoi que ce soit. Toutes les opérations de recherche doivent être menées à bien avant que nous puissions connaître la cause", a déclaré le Premier ministre français Manuel Valls. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête.

>> Lire: La piste terroriste, hypothèse privilégiée dans le crash d'EgyptAir

Virages avant de chuter

Le vol MS804 avait décollé à 23h09 locales (21h09 GMT) avec 56 passagers, dont un enfant et deux bébés, et dix membres d'équipage à bord.

EgyptAir a publié une liste énumérant les nationalités des passagers: 30 Egyptiens, 15 Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien.

A 00H37 GMT, l'avion, qui se trouvait à une altitude de 37'000 pieds (plus de 11'200 m) et venait d'entrer dans l'espace aérien égyptien, "a effectué un virage de 90 degrés à gauche puis de 360 degrés à droite en chutant de 37'000 à 15'000 pieds" avant de disparaître des radars, a indiqué le ministre grec de la Défense Panos Kammenos.

Le site flightradar24.com montre la dernière position enregistrée de l'Airbus, à l'entrée de l'espace aérien égyptien au-dessus de la mer Méditerranée. Sur ces données, aucune variation d'altitude ni de vitesse n'est visible au moment de la disparition du signal. Le pilote n'avait signalé aucun problème lors de son dernier contact avec l'aviation grecque.

>> Voir le trajet du vol MS804, avant sa disparition en mer:

Le vol MS804 d'EgyptAir disparaît des radars
L'actu en vidéo - Publié le 19 mai 2016

L'Airbus A320 a été mis en circulation en 2003 et avait 48'000 heures de vols. Le pilote comptait plus de 6200 heures de vol, dont 2100 sur ce type d'appareil. Le copilote en affichait 2766, a ajouté EgyptAir.

>> Les accidents d'avion récents:

agences/vtom/mre

Publié le 19 mai 2016 à 05:46 - Modifié le 20 mai 2016 à 08:45

L'avion passé en Erythrée, en Egypte et en Tunisie mercredi

L'avion d'EgyptAir a effectué plusieurs rotations à un rythme soutenu, selon le site spécialisé FlightRadar24 qui suit les évolutions du trafic aérien en temps réel et conserve les archives des vols. Une utilisation aussi intensive constitue la norme dans l'aviation civile.

L'avion a démarré sa journée de mercredi à Asmara, la capitale de l'Erythrée, où il était arrivé mardi soir du Caire, selon FlightRadar. Il a redécollé à 01h30 GMT pour la capitale égyptienne où il a atterri deux heures et 32 minutes plus tard.

Un peu plus de deux heures après, à 06h21 GMT, il est reparti pour Tunis, un vol de trois heures et 12 minutes. Après seulement une heure et deux minutes d'escale, il est revenu au Caire à 13h17 GMT à l'issue de deux heures et 24 minutes de trajet, toujours selon FlightRadar24.

Son escale au Caire a duré cette fois moins de deux heures et il est reparti pour Paris où il a atterri à 19h55 GMT, selon ces registres.

Il a redécollé de la capitale française vers 23h00 (21h00 GMT) et devait atterrir au Caire vers 03h00 (01h00 GMT). Il a disparu des radars grecs vers 00H30 GMT, alors qu'il se trouvait dans l'espace aérien égyptien.