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Quinze minutes

Publié le 18 avril 2016 à 07:32 - Modifié le 26 septembre 2016 à 12:12

Nuit debout, quelle direction?

Cela fait plus de deux semaines que Nuit debout a pris ses quartiers sur la place de la République, à Paris. Des centaines de personne s’y retrouvent tous les soirs. Et le mouvement a commencé à essaimer dans différentes villes de France, à Marseille, Toulouse, Strasbourg, Grenoble, Lyon...

Mais ce forum citoyen, spontané, horizontal, et sans leader reste fragile. Menacé par des débordements de violence, mis sous pression par les autorités politiques, Nuit debout peine à rallier les banlieues, à sortir du monde associatif, à réaliser cette "convergence des luttes" à laquelle il aspire.

Où va Nuit debout? Faut-il que le mouvement intègre une force politique pour exister? Est-il plutôt Podemos ou Occupy Wall Street? Donnera-t-il naissance à des projets plus locaux, réalistes et durables? L’équipe de Quinze Minutes va tenter d’observer le mouvement depuis l'intérieur.

Suivez toute la semaine la déclinaison de cette thématique sur les réseaux sociaux, sur l'antenne radio et sur rtsinfo.ch.

  • Le reportage

    Où va Nuit debout?

    Le mouvement Nuit debout agite Paris et de nombreuses autres villes françaises depuis plus de deux semaines.
    Michel Stoupak - AFP
    Quinze minutes - Publié le 23 avril 2016

  • Le fil Twitter

    Le suivi du hashtag #15RTS

  • La tyrannie de la bienveillance

    Le philosophe Yves Michaud très dur avec Nuit debout

    Pour Yves Michaud, les participants au mouvement Nuit debout réactivent la démocratie directe à la manière grecque, "sans se douter qu'ils courent exactement les mêmes risques et les mêmes travers que la démocratie directe athénienne."

    Dans une démocratie directe, le peuple fait la loi, l'exécute et juge. Il y a confusion des pouvoirs. On est typiquement dans ce qu'on appelle le despotisme.

    Yves Michaud, philosophe

    Pour le philosophe, Nuit debout va finir soit dans la "chienlit", pour reprendre les termes du général de Gaulle, soit "dans le léninisme, c'est-à-dire un autoritarisme d'une petite clique qui récupère le mouvement".

    >> L'interview du philosophe Yves Michaud:

    Portrait d'Yves Michaud, pris en 2003.
    Jean-Pierre Muller -
    Le Journal du matin - Publié le 22 avril 2016

  • Nuit debout et féminisme

    Faut-il promouvoir la non-mixité?

    Des réunions féministes se tiennent quotidiennement au sein du mouvement français Nuit Debout et dans certaines d’entre elles, il n’est pas question de tolérer les hommes. Cette volonté de "non-mixité" est critiquée au sein des participants qui se veulent plus inclusifs. Pourtant, pour quelques féministes, la non-mixité est un outil indispensable. Interview de Coline de Senarclens, essayiste, féministe.

    Coline de Senarclens.
    Anne-Laure Lechat - RTS
    Forum - Publié le 22 avril 2016

  • Banlieues debout

    Nuit debout se déplace en banlieue

  • Les motivations

    Pourquoi passer sa nuit debout?

  • Jean-Pierre Le Goff

    "Nuit debout est un symptôme plus qu'une solution"

    Le sociologue et philosophe Jean-Pierre Le Goff, invité du Journal du matin sur RTS la Première, ne voit en "Nuit debout" qu'un mouvement juvénile, miroir du malaise politique en France.

    >> Lire: Jean-Pierre Le Goff: "Nuit debout est un symptôme plus qu'une solution"

    Jean-Pierre Le Goff.
    Jean-Pierre Le Goff. [France Télévisions]

  • Sur le terrain

    Des rassemblements vécus de l'intérieur

  • Départ précipité d'Alain Finkelkraut

    Nuit debout est-elle ouverte à tous?

    La question était déjà à l'ordre du jour la semaine dernière après le départ précipité d'Alain Finkelkraut, abondamment sifflé. Et elle divise toujours la place de la République.

    Alain Finkielkraut après son éviction de la Nuit Debout.
    Cercle des Volontaires - YouTube
    Le Journal du matin - Publié le 19 avril 2016

  • Quelle stratégie pour continuer d'exister?

    Pour le philosophe André Tosel, Nuit debout doit se radicaliser

    Pour le philosophe André Tosel, le mouvement Nuit debout balbutie encore. Il doit s’organiser. Et surtout manifester plus de radicalité autour notamment de la question du travail.

    >> L'interview d'André Tosel:

    André Tosel est professeur émérite de philosophie à l’Université de Nice-Sophia Antipolis.
    Manuela Salvi - RTS
    Le Journal du matin - Publié le 18 avril 2016

  • Les archives de Quinze minutes

    Les précédents reportages

    Vivre son islam à Bienne:

    La ville de Bienne est confrontée à une forte augmentation du nombre de ses mosquées. Selon un chiffre qui circule à Berne au sein des services fédéraux de sécurité, la ville de 55'000 habitants compterait au moins 15 lieux de prière musulmans.

    Explosion du nombre de réfugiés mineurs non accompagnés en Suisse:

    Des enfants qui ont pris le chemin de l'exil sans leur famille pour rejoindre notre pays et dont le nombre explose: ils sont aujourd'hui 2776, soit trois fois plus qu'il y a un an et huit fois plus qu'en 2013.

  • La nouvelle formule de Quinze minutes

    Des thématiques à suivre toute la semaine

    Jusqu'à présent, Quinze minutes consistait principalement en une émission de reportage long-format, diffusée sur RTS La Première le samedi.

    Si l'émission du samedi reste, son format prend dorénavant un virage numérique, mobile et immersif avec un suivi tout au long de la semaine de la thématique - accompagnée de vidéos et de photos - sur les réseaux sociaux, l'antenne radio et rtsinfo.ch.