Publié le 15 mars 2016 à 13:12

Des ONG s'engagent à payer leurs stagiaires "au minimum 500 francs"

Une cinquantaine de stagiaires et étudiants rassemblés devant l'ONU en juillet 2015 pour protester contre la politique des stages non rémunérés.
Une cinquantaine de stagiaires et étudiants rassemblés devant l'ONU en juillet 2015 pour protester contre la politique des stages non rémunérés. [Martial Trezzini - ]
Vingt-sept organisations non gouvernementales veulent attirer l'attention sur le problème des stages non rémunérés et mettre fin à une discrimination indirecte basée sur le statut socio-économique.

Ces 27 ONG basées à Genève ont signé une charte visant à améliorer le traitement des stagiaires, indiquent-elles dans un communiqué diffusé mardi. Ce texte veut "mettre en lumière les principes de base d'une rémunération adéquate de ces personnes, que chaque organisation internationale et non gouvernementale devrait faire respecter".

La charte se concentre sur deux idées-clés. Le but d'un stage doit en premier lieu permettre à un individu d'acquérir des connaissances et une expérience pratique dans un secteur qui l'intéresse professionnellement.

Un minimum de 500 francs

Un minimum de 500 francs par mois doit par ailleurs être offert aux stagiaires pour une activité à plein temps. Une rémunération supérieure est toutefois vivement encouragée, précise le communiqué.

Celui-ci cite la Déclaration universelle des droits de l'homme, qui stipule que "chaque travailleur a droit à une rémunération juste lui permettant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine".

ats/vkiss

Publié le 15 mars 2016 à 13:12

78% aidés par leur famille

Selon un sondage récent auprès de 500 stagiaires, 78% s'appuient sur l'aide de leur famille pendant leur stage et 74% viennent de pays à hauts revenus.

Au total, les Nations Unies emploient chaque année environ 2000 stagiaires, le plus souvent à New York et Genève.