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La Corée du Nord assure avoir miniaturisé des têtes thermonucléaires

Défilé de commémoration à Pyongyang, le 27 Juillet 2013, du 60e anniversaire de la signature de la trêve, dans la guerre de Corée de 1950-1953. [Jason Lee - Reuters]
Défilé de commémoration à Pyongyang, le 27 Juillet 2013, du 60e anniversaire de la signature de la trêve, dans la guerre de Corée de 1950-1953. [Jason Lee - Reuters]
Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a assuré que Pyongyang avait miniaturisé des têtes thermonucléaires pour les monter sur des missiles balistiques et créer ainsi une "vraie" force de dissuasion.

La Corée du Nord s'est déjà vantée par le passé d'être capable de miniaturiser une charge nucléaire. Mais c'est la première fois que son leader revendique de façon aussi explicite une telle percée.

Lors d'une réunion avec des experts nucléaires, Kim Jong-Un a également affirmé qu'il s'agissait de charges "thermonucléaires" a rapporté mercredi l'agence de presse officielle KCNA.

Un objet sphérique métallique

Pyongyang avait déclaré que son quatrième essai nucléaire, mené le 6 janvier, était un test de bombe à hydrogène, bien plus puissante que la bombe atomique ordinaire.

Rodong Sinmum, le journal du parti unique au pouvoir, publiait en une une photographie de Kim Jong-Un posant devant un objet sphérique métallique, supposé être une des têtes en question.

Le dirigeant vient de brandir la menace d'une "attaque nucléaire préventive" contre la Corée du Sud et les Etats-Unis, qui conduisent les plus importantes manoeuvres militaires conjointes jamais organisées dans la péninsule.

afp/fb

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Une réelle possibilité

"Suffisamment de temps s'est écoulé pour qu'il y ait une réelle possibilité que la Corée du Nord ait miniaturisé un engin qui puisse être monté sur un missile balistique", a jugé Melissa Hanham, spécialiste du programme nord-coréen d'armes de destruction massive à l'Institut Middlebury des études internationales.

"Je ne peux pas dire qu'ils seraient capables de très bien diriger ce missile, ni quelle serait sa portée, mais leur revendication ne peut pas être rejetée comme étant une fanfaronnade", a-t-elle dit.

Les tensions ont redoublé dans la péninsule coréenne depuis l'essai nucléaire suivi le 6 février d'un tir de fusée généralement considéré comme un test de missile balistique déguisé.