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La frontière turque reste fermée à quelque 20'000 Syriens fuyant Alep

Des milliers de réfugiés syriens attendent près du poste-frontière turc d'Ocupinar (Bab al-Salama côté syrien). [Bulent Kilic - AFP]
Des milliers de réfugiés syriens attendent près du poste-frontière turc d'Ocupinar (Bab al-Salama côté syrien). [Bulent Kilic - AFP]
Le poste-frontière turc d'Oncupinar est toujours fermé samedi aux Syriens qui fuient l'offensive des troupes du régime de Damas autour d'Alep. Ils seraient 20'000 à s'y presser, selon l'ONU.

Depuis vendredi, les autorités turques ont commencé à installer de nouvelles tentes dans un camp déjà installé près d'Ocupinar, afin de faire face à un éventuel nouvel afflux de réfugiés. Aucune entrée ou sortie n'y était autorisée samedi matin, a constaté l'AFP sur place.

Selon les derniers chiffres fournis par l'ONU, 20'000 personnes se bousculent côté syrien du poste-frontière, alors que selon les estimations, l'offensive du régime dans la province d'Alep (nord), appuyée par plus de mille raids aériens russes, a poussé près de 40'000 civils à fuir depuis lundi.

Raids du régime près d'Alep

Les troupes de Bachar al-Assad, appuyées par l'aviation russe et le Hezbollah libanais, ont consolidé leurs positions au nord d'Alep, avec des raids aériens nocturnes sur la localité rebelle d'Anadane, à 10 km de la métropole.

Ils assiègent désormais les rebelles dans les quartiers Est sous leur contrôle à Alep, où se trouvent encore quelque 350'000 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.

agences/jvia

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Appel des Européens

Plusieurs ministres européens ont rappelé samedi matin à la Turquie son devoir, au regard du droit international, d'accueillir les milliers de réfugiés syriens bloqués à sa frontière.

"La Convention de Genève, qui stipule qu'il faut accueillir les réfugiés, est toujours valide", a déclaré le commissaire à l'Elargissement, Johannes Hahn, en arrivant à une réunion de l'Union européenne à Amsterdam.

"Nous n'avons pas de compétences pour dire à la Turquie ce qu'elle doit faire", a souligné le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn. Mais lors de la conférence des donateurs pour la Syrie, jeudi à Londres, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a "dit que ces gens seraient autorisés à entrer en Turquie", a-t-il insisté.

Damas rejette les pourparlers de paix

Damas rejette toute condition préalable à des pourparlers de paix avec l'opposition, a déclaré samedi le ministre syrien des Affaires étrangères. L'opposition réclame des gestes humanitaires de la part du régime afin d'établir la confiance entre les deux camps.

Les pourparlers de Genève III ont été suspendus mercredi dernier et jusqu'au 25 février en raison de l'offensive lancée quelques jours plus tôt dans la région d'Alep par les forces gouvernementales.