Modifié

Un nouveau plan "d'urgence" pour l'emploi présenté en France

Le gouvernement français fait tout pour infléchir la courbe du chômage en France. [Philippe Huguen - AFP]
Un nouveau plan "d'urgence" pour l'emploi présenté en France / Le 12h30 / 1 min. / le 18 janvier 2016
Le président français François Hollande a dévoilé lundi un nouveau plan d'"urgence" pour inverser la courbe du chômage, condition qu'il s'est imposée pour prétendre à un nouveau mandat en 2017.

François Hollande a affirmé que l'emploi était "la seule question qui vaille au-delà de la sécurité des Français". "Il y a un état d'urgence économique et social à proclamer", a-t-il déclaré.

Les entreprises françaises de moins de 250 salariés qui embaucheront un jeune ou un demandeur d'emploi, en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d'au moins 6 mois recevront une aide de 2000 euros (2190 francs) par an.

Le dispositif concerne les salariés payés entre 1 et 1,3 smic, et prend effet lundi pour une durée de deux ans, a précisé le président français.

Encourager l'apprentissage

François Hollande a par ailleurs annoncé un élargissement des règles de l'apprentissage, avec une possible entrée en apprentissage toute l'année. Le système de qualification sera revu pour encourager l'accès à l'entrepreneuriat.

Le président a par ailleurs confirmé qu'une réforme des prud'hommes serait parachevée en introduisant le plafonnement des indemnités de licenciement.

agences/ptur

Publié Modifié

Deux milliards de plus pour lutter contre un chômage endémique

L'Etat va dégager plus de 2 milliards d'euros de plus cette année pour l'emploi, dont un milliard pour la formation des chômeurs, qui seront financés par des économies, a détaillé François Hollande.

Le milliard d'euros destiné aux formations doit contribuer à porter leur nombre à 500'000 cette année.

Un accueil en demi-teinte

Syndicats et patronat ont réservé lundi un accueil mitigé aux mesures pour l'emploi présentées par François Hollande. "On va vers un libéralisme exacerbé" et une "remise en cause du code du travail", a déclaré sur iTELE Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, en ajoutant que le gouvernement privilégiait "les annonces" et "la communication" au détriment du dialogue social.

De son côté, le président du Medef a observé sur iTELE que le plan de François Hollande allait "dans le bon sens" même s'il a déploré l'absence de mesures portant sur la modification du contrat de travail. Pierre Gattaz a également réaffirmé que les chefs d'entreprises auraient préféré que le gouvernement propose des allègements de charges pérennes plutôt qu'une prime à l'embauche.