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Signataires d'une pétition pour la paix arrêtés par les autorités turques

Une "pétition pour la paix" en Turquie a provoqué l'ire du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. [Reuters - Christian Hartmann]
Une "pétition pour la paix" en Turquie a provoqué l'ire du président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan. - [Reuters - Christian Hartmann]
Une pétition réclamant la fin des opérations de l'armée turque contre la rébellion kurde a suscité vendredi la colère du président Recep Tayyip Erdogan. Le gouvernement fait la chasse aux signataires.

Sur ordre de la justice, la police turque a interpellé à Kocaeli (nord-ouest) 14 universitaires qui avaient apposé leur nom au bas de cet "appel pour la paix". A Bolu (nord), les forces de l'ordre ont perquisitionné les domiciles de trois autres signataires de la pétition, ont rapporté les médias locaux.

Dans tout le pays, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes pour "propagande terroriste", "insulte aux institutions et à la République turque" et "incitation à violer la loi" contre les signataires, qui risquent de un à cinq ans de prison.

Enquêtes disciplinaires

Plusieurs universités ont ouvert des enquêtes disciplinaires, notamment à Mersin et à Gaziantep (sud). Dès jeudi, une professeure avait été licenciée à Düzce (nord-ouest).

Le président Recep Tayyip Erdogan a accusé vendredi les signataires d'être complices des "terroristes" du PKK pour justifier les poursuites lancées contre eux.

ats/jvia

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Soutien de 1200 intellectuels

Lundi, près de 1200 personnes ont signé une "initiative des universitaires pour la paix" réclamant la fin de l'intervention des forces de sécurité turques contre les partisans du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le sud-est à majorité kurde du pays.

Dans ce texte, ils dénoncent "un massacre délibéré et planifié en totale violation des lois turques et des traités internationaux signés par la Turquie".

La pétition, également signée par des intellectuels étrangers comme le linguiste américain Noam Chomsky, a provoqué la fureur des dirigeants turcs.