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Plainte de l'épouse d'un policier tué à Charlie Hebdo

"Je suis Charlie": le slogan qui a émergé après les attentats contre le journal satirique français est devenu un symbole pour 2015. [MARTIN BUREAU - AFP]
Plainte contre X déposée par la femme d'un policier chargé de la protection de Charb / Le 12h30 / 1 min. / le 5 janvier 2016
L'épouse d'un policier qui a perdu la vie dans l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo à Paris, il y a un an, a porté plainte contre X, rapportent lundi deux journaux régionaux français.

La plainte a été déposée par Ingrid Brinsolaro, épouse de l'agent de police qui assurait la protection du rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Stéphane Charbonnier, -"Charb" selon son pseudonyme de presse-, rapportent L'Eveil Normand et Normandie Actu.

Cité par ces deux journaux, Me Philippe Stepniewski, l'avocat d'Ingrid Brinsolaro, elle-même rédactrice en chef de L'Eveil Normand, déclare avoir déposé lundi une plainte contre X auprès du procureur de Paris, pour "homicide involontaire aggravé par la violation manifestement délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité".

"Faits troublants"

Selon l'hebdomadaire, l'avocat fait état dans sa plainte de "faits troublants (qui) attestent de manquements de la direction générale de la sécurité intérieure".

Si dysfonctionnement il y a eu, l'épouse du policier "veut que des responsabilités soient prises", ajoute l'avocat. Douze personnes avaient perdu la vie le 7 janvier 2015 dans l'attaque de Charlie Hebdo par deux djihadistes.

agences/fb

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Des manquements de la Direction générale de la sécurité intérieure?

L'avocat d'Ingrid Brinsolaro fait état de "deux faits troublants attestent des manquements de la Direction générale de la sécurité intérieure", la DGSI.

Le premier fait "troublant" porte "sur les informations relatives aux menaces dont Stéphane Charbonnier faisait l'objet". Le second fait troublant porte sur le témoignage apporté par un journaliste travaillant à proximité des locaux de Charlie Hebdo qui avait discuté quelques mois avant l'attentat avec un homme qui cherchait à localiser les bureaux du journal. Ce journaliste en avait informé le chef de mission du service chargé de la protection de Stéphane Charbonnier, qui aurait rédigé un rapport à l'intention de la DGSI.

"Avec ma cliente, nous voulons savoir si ce rapport, établi suite au signalement du témoin, a bien été rédigé et transmis", a précisé l'avocat.