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La Syrie entend participer aux négociations de paix de l'ONU

Damas entend participer aux pourparlers de paix à Genève, selon le chef de la diplomatie syrienne Walid Moualem. [Jason Lee - Reuters]
La Syrie entend participer aux négociations de paix de l'ONU / Forum / 6 min. / le 24 décembre 2015
Le ministre syrien des Affaires étrangères a déclaré jeudi à Pékin que Damas était disposé à participer aux négociations de paix que l'ONU entend organiser à Genève en janvier.

"La Syrie est prête à participer au dialogue inter-syrien de Genève sans interférence étrangère", en espérant que cela aidera à former "un gouvernement d'union nationale", a déclaré le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.

"Notre délégation sera prête dès que nous recevrons la liste de la délégation de l'opposition", a ajouté le chef de la diplomatie syrienne. "Nous espérons que ce dialogue nous aidera à réussir à avoir un gouvernement d'unité nationale".

Elections d'ici 18 mois?

Une fois établi, ce gouvernement mettra en place un comité constitutionnel pour établir une nouvelle Constitution et une nouvelle loi électorale pour permettre la tenue d'élections dans un délai de "plus ou moins" 18 mois, a-t-il précisé.

Mercredi, une proche conseillère du président Bachar al-Assad, avait fait à la chaîne libanaise Al-Mayadine le premier commentaire "officiel" syrien sur l'acceptation de la résolution.

>> Lire: Genève accueillera en 2016 les prochaines discussions sur la Syrie

reuters/apyt/jvia

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Négociations abordées "dans une meilleure position"

Mercredi, la conseillère de Bachar al-Assad Bouthaïna Chaabane a dit que le président allait aborder les nouvelles négociations dans une bien meilleure position que les précédentes grâce à l'intervention militaire russe contre les rebelles et grâce au changement d'attitude des pays occidentaux face à la menace que représente pour eux le groupe Etat islamique.

Elle a également tourné en dérision l'organe formé par l'opposition syrienne réunie en Arabie saoudite en vue des négociations et jugé "honteux" que les pays occidentaux soutiennent une délégation qui dit "vouloir apporter la démocratie en Syrie" avec le soutien d'un "pays qui n'a ni parlement, ni élections".

Sur le terrain

Le groupe extrémiste Etat islamique (EI) a élargi son contrôle sur une ville dans l'est de la Syrie, Deir Ezzor, après une violente offensive qui a débuté mercredi matin. Vingt-six combattants des forces loyales au régime ont été tués dans cette offensive, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).