Modifié le 10 décembre 2015 à 22:45

Frontex va déployer l'opération RABIT pour aider les migrants en mer Egée

Des réfugiés et migrants secourus au large de l'île grecque de Lesbos, le 7 novembre 2015.
Des réfugiés et migrants secourus au large de l'île grecque de Lesbos, le 7 novembre 2015. [Kostis Ntantamis/NurPhoto - ]
L'agence Frontex, chargée de la protection des frontières extérieures de l'UE, a accepté jeudi la demande de la Grèce de déployer en mer Egée la force de réaction rapide (RABIT) face à l'afflux de migrants.

L'opération RABIT pourra durer trois mois et pourra être renouvelée une fois.

"Le déploiement de la force RABIT permettra d'augmenter le nombre de patrouilles aussi bien en mer que des patrouilles terrestres, ce qui signifie que plus de migrants seront identifiés et dûment enregistrés dès leur arrivée sur les îles grecques", a déclaré le patron de Frontex Fabrice Leggeril.

Corps européen

Actuellement, Frontex dispose en mer Egée de 16 vaisseaux. Frontex a déjà déployé l'opération RABIT, également en Grèce, en octobre 2010 dans la région d'Evros, à la frontière entre la Grèce et la Turquie.

Bruxelles a mis en oeuvre, via Frontex, plusieurs opérations navales - "Triton" en Italie, "Poséidon" en Grèce - pour secourir les migrants en mer. La Commission s'est engagée à détailler d'ici la fin de l'année sa proposition d'"un véritable corps européen de garde-frontières et de garde-côtes".

ats/afp/olhor

Publié le 10 décembre 2015 à 22:23 - Modifié le 10 décembre 2015 à 22:45

710'000 migrants en neuf mois

L'Europe fait face à une importante crise migratoire avec l'arrivée massive de migrants du Proche-Orient, en particulier des Syriens.

Plus de 710'000 migrants sont entrés dans l'Union européenne entre le 1er janvier et le 30 septembre, selon les dernières données de Frontex.

Bruxelles tance la Grèce et l'Italie

La Commission européenne a reproché jeudi à la Grèce, l'Italie et la Croatie de ne pas être assez efficaces dans les relevés des empreintes digitales des demandeurs d'asile et des migrants arrivant irrégulièrement sur leurs territoires.

L'exécutif bruxellois a envoyé à ces trois pays des "lettres mises en demeure", qui constituent la première phase de procédures d'infraction pouvant aller jusqu'à des saisines de la Cour européenne de Justice de l'UE.

Il estime que ces trois pays ne mettent pas correctement en oeuvre leur obligation de relever les empreintes des demandeurs d'asile et des migrants irréguliers, puis de les transmettre au système central "Eurodac" dans les 72 heures.