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Après la mort d'Abdelhamid Abaaoud, les questions sur le système sécuritaire européen demeurent

Des gendarmes ont été postés à proximité de tous les monuments parisiens. [AFP]
Des gendarmes ont été postés à proximité de tous les monuments parisiens. [AFP]
Six jours après le massacre de Paris, la France a annoncé jeudi la mort de l'instigateur présumé des attaques, Abdelhamid Abaaoud, dont le retour incognito en Europe pointe les failles des services de renseignement européens.

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Le gouvernement français a salué la neutralisation de cet homme, "formellement identifié" grâce à des empreintes digitales, lors d'un raid spectaculaire la veille. Figure du groupe Etat islamique, ce djihadiste de 28 ans est considéré comme l'inspirateur ou l'organisateur des attentats qui ont fait 129 morts vendredi.

"Remise en cause" de Schengen

Se pose la question de savoir comment cet homme, qui faisait l'objet d'un mandat d'arrêt européen et international, a pu rentrer et cheminer en Europe. "Aucune information émanant de pays européens dans lequel il aurait pu transiter ne nous a été communiquée", a affirmé le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, à la veille d'une réunion d'urgence des ministres à Bruxelles.

En soirée, le Premier ministre Manuel Valls a évoqué une "remise en cause" de Schengen si l'Europe n'assumait pas ses responsabilités en matière de contrôle des frontières.

Etat d'urgence prolongé

Dans la matinée, les députés français ont voté quasiment à l'unanimité la prolongation pour trois mois et le renforcement de l'état d'urgence décrété au lendemain des attentats.

Dans ce cadre, des centaines de perquisitions ont eu lieu.

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La traque se poursuit

Les enquêteurs s'attachent à identifier les restes de la deuxième personne retrouvée morte dans l'appartement de Saint-Denis. Les policiers pensent qu'il s'agit d'une femme, la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, ayant déclenché son gilet d'explosifs.

>> Lire: Comment la kamikaze de Saint-Denis a mené vers le cerveau des attaques

La traque se poursuit par ailleurs en France et en Belgique contre Salah Abdeslam, 26 ans, soupçonné d'avoir participé aux attentats.

agences/fisf

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Interpellations en Belgique

Côté belge, six perquisitions ont été lancées jeudi dans la région de Bruxelles dans l'"entourage direct" de l'un des sept assaillants de Paris qui se sont fait exploser à l'aide d'une ceinture piégée. Neuf personnes ont été interpellées.

En début de matinée, le Premier ministre belge Charles Michel a défendu les services de sécurité du royaume, sur la sellette. Il a rejeté les critiques "dénigrant" les services de son pays.