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Un des djihadistes qui ont assuré avoir piégé l'avion russe tué au Caire

Un membre des forces spéciales de la police égyptienne au Caire (photo d'illustration). [Amr Abdallah Dalsh]
Un membre des forces spéciales de la police égyptienne au Caire (photo d'illustration). - [Amr Abdallah Dalsh]
La police égyptienne a tué l'un des principaux responsables de la branche égyptienne du groupe Etat islamique (EI), qui est soupçonné d'être impliqué dans le crash de l'avion russe il y a 9 jours.

L'homme est présenté comme "un des plus dangereux terroristes" de la branche locale du groupe djihadiste, accusé d'être responsable notamment dans la décapitation d'un Croate travaillant pour une compagnie française en août.

Il a été tué lors d'un échange de tirs alors que la police tentait de l'arrêter au Caire, a assuré le ministère de l'Intérieur, sans préciser quand.

Responsable de l'attentat sur l'avion russe

La branche égyptienne de l'organisation EI a assuré avoir "fait tomber" l'avion de touristes russes qui s'est écrasé le 31 octobre dans le Sinaï, tuant ses 224 occupants, en représailles selon lui aux bombardements russes des positions des djihadistes en Syrie.

Même si l'Egypte refuse de tirer des conclusions de l'enquête en cours (voir encadré), Londres et Washington considèrent que l'appareil a été "très probablement" la cible d'un attentat à la bombe.

ats/mac

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Charm el-Cheikh vidé de ses touristes

Les touristes russes et britanniques continuaient lundi de quitter la station balnéaire de Charm el-Cheikh, où la sécurité a été renforcée. L'Egypte tente de sauver ce qui peut l'être de son secteur touristique après le crash de l'avion russe.

Des centaines de vacanciers, la plupart d'entre eux russes, ont rejoint dans la matinée l'aéroport pour repartir chez eux à bord d'avions que Moscou et Londres avaient envoyé à vide, a indiqué un responsable de la sécurité.

La sécurité a été renforcée à l'entrée de l'aéroport, où tous les véhicules étaient filtrés scrupuleusement. Et, à proximité de certaines plages, les policiers semblaient plus nombreux que les touristes.

Le Caire parle d'une "longue enquête"

Le Caire semble traîner des pieds pour reconnaître que l'avion a explosé en vol à cause d'une bombe placée à son bord, comme en sont désormais persuadés les capitales occidentales et les experts.

Le gouvernement égyptien répète qu'on ne peut tirer aucune conclusion définitive avant la fin de l'enquête qui, prévient-il, pourrait être longue. Même la Russie semble pencher vers la piste terroriste même si elle refuse de le dire officiellement. Moscou n'a pas seulement interdit les vols commerciaux à destination de Charm comme Londres mais vers toute l'Egypte.