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L'administration Obama dit non au projet d'oléoduc Keystone XL

Une station de pompage dans le Nebraska, à laquelle l'oléoduc Keystone aurait dû être relié. [AP Photo/Nati Harnik - Keystone]
Une station de pompage dans le Nebraska, à laquelle l'oléoduc Keystone aurait dû être relié. [AP Photo/Nati Harnik - Keystone]
Après des années de tergiversations, le président américain Barack Obama a annoncé vendredi le rejet du projet controversé d'oléoduc Keystone XL reliant le Canada aux Etats-Unis.

"Le département d'Etat a décidé que le projet Keystone XL n'était pas dans l'intérêt national des Etats-Unis. Je suis d'accord avec cette décision", a déclaré Barack Obama depuis la Maison Blanche.

Le président américain a notamment souligné que le projet n'aurait pas eu d'impact significatif sur l'économie américaine.

Le projet aurait "miné" la crédibilité de Washington

Le Secrétaire d'Etat John Kerry a motivé la décision des Etats-Unis en déclarant qu'un soutien au projet aurait "sérieusement miné" la crédibilité du pays en matière de lutte contre le changement climatique.

Keystone XL, d'une capacité de 830'000 barils par jour, aurait dû relier des gisements d'hydrocarbures dans l'Alberta, au Canada, au réseau américain existant. Sa construction, un projet estimé à 8 milliards de dollars porté par la compagnie canadienne TransCanada, aurait permis d'acheminer les sables bitumineux et le pétrole brut lourd de l'Alberta jusqu'au golfe du Mexique.

agences/fisf/tmun

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Un projet qui "favoriserait les émissions carbonées"

Les détracteurs de Keystone XL, qui ont pressé Barack Obama d'opposer son veto au projet, jugent qu'il favoriserait les émissions carbonées et irait donc à l'encontre de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les associations écologistes protestent notamment contre les techniques d'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta, responsables selon elles de rejets massifs de gaz à effet de serre.

Barack Obama à la COP21

Le président américain a par ailleurs annoncé officiellement qu'il se rendrait à Paris pour participer à la conférence mondiale sur le climat (COP21), qui s'ouvre le 30 novembre pour deux semaines.

"Dans trois semaines à partir d'aujourd'hui, j'attends avec impatience de rejoindre mes homologues du monde entier à Paris, où nous allons tous nous rassembler autour d'un cadre ambitieux pour protéger la seule planète que nous ayons", a déclaré Barack Obama.