Modifié le 30 octobre 2015 à 22:19

Le sommet international sur la Syrie va se poursuivre dans deux semaines

L'une des réunions multilatérales de la conférence de paix à Vienne, le 30 octobre, avec les ministres des Affaires étrangères américain et français John Kerry et Laurent Fabius.
L'une des réunions multilatérales de la conférence de paix à Vienne, le 30 octobre, avec les ministres des Affaires étrangères américain et français John Kerry et Laurent Fabius. [ - ]
La réunion internationale sur la Syrie, ouverte jeudi soir à Vienne, s'est achevée vendredi après huit heures de négociations, avec "des points d'accord et de désaccord". Elle reprendra dans deux semaines.

"Nous avons abordé tous les sujets, même les plus difficiles. Il y a des points de désaccord, mais nous avons suffisamment avancé pour que nous nous retrouvions dans la même configuration", a déclaré vendredi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

"Le principal point de désaccord étant le rôle futur de Bachar al-Assad", a-t-il ajouté. "Mais nous nous sommes mis d'accord notamment sur le processus de transition, sur la perspective d'élections et la façon dont tout cela devait être organisé et sur le rôle des Nations unies".

Rôle clé des Nations unies

"Il y a un certain nombre de points sur lesquels nous avons avancé, en particulier sur le processus politique, sur la question du gouvernement de transition, sur les élections, sur la constitution future et sur d'autres aspects encore. Mais nous ne sommes pas arrivés encore à un accord complet."

Pour le chef de la diplomatie française, les Nations unies vont jouer un rôle considérable dans le processus.

>> L'interview de Thierry Coville, spécialiste de l'Iran et chercheur à l'IRIS (Paris):

Réunion à Vienne sur le conflit syrien: les précisions de Thierry Coville, chercheur IRIS et spécialiste de l’Iran, à Paris
19h30 - Publié le 30 octobre 2015

agences/apyt/olhor

Publié le 30 octobre 2015 à 11:03 - Modifié le 30 octobre 2015 à 22:19

Appel commun au cessez-le-feu

Les 17 pays réunis à Vienne ont appelé à l'instauration d'un cessez-le-feu dans tout le pays, à la relance de négociations sous l'égide des Nations
unies entre le gouvernement et l'opposition et à la tenue de nouvelles élections.

Dans un communiqué commun, les participants aux pourparlers reconnaissent que "des divergences subsistent" mais ajoutent qu'il est "impératif d'accélérer tous les efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre".

Ils demandent à l'ONU de réunir des représentants du gouvernement syrien et de l'opposition afin de lancer "un processus politique conduisant à une gouvernance crédible, inclusive, non-sectaire, suivie d'une nouvelle constitution et d'élections".

91 morts lors d'attaques contre des bastions rebelles syriens

Le bilan des attaques menées vendredi en Syrie contre des bastions rebelles à l'est de Damas et dans le nord du pays est passé à 91, dont 17 enfants, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Cinquante-neuf personnes, dont cinq enfants, ont été tuées par des roquettes et par l'aviation du régime à Douma, à l'est de Damas, et 32 autres, dont 12 enfants, par des raids aériens contre la ville septentrionale d'Alep, a indiqué cette organisation qui n'était pas en mesure de dire s'il s'agit d'avions russes ou syriens.