Modifié le 12 octobre 2015 à 14:06

La gauche sauve son bastion viennois face à l'extrême-droite

Elections autrichiennes: le parti d'extrême droit FPÖ réalise un score historique malgré la victoire du SPÖ
Le parti d'extrême droite FPÖ réalise un score historique malgré la victoire du SPÖ 12h45 / 1 min. / le 12 octobre 2015
Les sociaux-démocrates sont parvenus à sauver leur bastion viennois lors des élections municipales de dimanche malgré une poussée du parti d'extrême-droite FPÖ, qui récolte 32% des suffrages.

Après le dépouillement de l'ensemble des suffrages, les sociaux-démocrates du SPÖ, qui tiennent la mairie depuis 1945, arrivent en tête avec 39,4% des voix. Ils perdent près de cinq points par rapport au précédent scrutin, il y a cinq ans, mais limitent plus qu'attendu leurs pertes.

Le Parti de la liberté (FPÖ) de Heinz-Christian Strache obtient pour sa part à 32,3%. En hausse de cinq points par rapport à 2010, il améliore le score historique enregistré par la formation populiste et hostile à l'immigration dans la capitale, 27,9% lors des élections en 1996, sous la houlette de feu Jörg Haider.

L'extrême-droite en tête au plan national

La progression du parti d'extrême droite représente un succès pour Heinz-Christian Strache, qui n'a jamais caché viser à terme la chancellerie.

Le FPÖ reste en tête des intentions de vote au plan national et a doublé le mois dernier son score lors d'un scrutin régional en Haute-Autriche (nord), dépassant là aussi la barre des 30% et s'arrogeant la deuxième place derrière l'ÖVP.

>> L'analyse de Blaise Gauquelin à Vienne:

Elections autrichiennes: l'analyse de Blaise Gauquelin à Vienne
12h45 - Publié le 12 octobre 2015

ats/reuters/mac

Publié le 11 octobre 2015 à 22:29 - Modifié le 12 octobre 2015 à 14:06

L'immigration au coeur de la campagne

La campagne électorale a été dominée par la crise des réfugiés: Vienne a vu plusieurs dizaines de milliers de migrants transiter sur son territoire depuis début septembre, la plupart poursuivant vers l'Allemagne voisine.

Mais pour le politologue Peter Filzmaier, la crise des réfugiés que vit l'Europe depuis cet été, la plus grave depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, n'explique pas à elle seule la résurgence du FPÖ. "Il y a conjonction avec des inquiétudes économiques et sociales liées à l'avenir", dit-il.