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Les discours de haine sur internet dans le viseur de l'Union européenne

"Si quelqu'un appelle à tuer des réfugiés ou à brûler des juifs, cela n'entre pas dans le cadre de la liberté d'expression. C'est un acte criminel qui doit être poursuivi en justice", a affirmé le ministre allemand de la Justice. [Martin Ruetschi]
"Si quelqu'un appelle à tuer des réfugiés ou à brûler des juifs, cela n'entre pas dans le cadre de la liberté d'expression. C'est un acte criminel qui doit être poursuivi en justice", a affirmé le ministre allemand de la Justice. [Martin Ruetschi]
Les ministres de la Justice de l'UE, réunis vendredi à Luxembourg, s'inquiètent de la propagation des discours d'incitation à la haine et à la xénophobie sur les réseaux sociaux.

"Nous avons constaté en Allemagne une hausse importante de propos haineux criminels sur les plate-formes sociales", a déclaré le ministre allemand de la Justice Heiko Maas à son arrivée à Luxembourg. Facebook a promis le mois dernier de lutter contre un regain de racisme sur son réseau en langue allemande.

Heiko Maas devait faire le compte-rendu à ses homologues européens de ses discussions avec Facebook et d'autres sites web, ainsi que des initiatives prises en Allemagne pour lutter contre ce qu'il considère être un problème paneuropéen.

"Sites responsables"

"Si quelqu'un appelle à tuer des réfugiés ou à brûler des juifs, cela n'entre pas dans le cadre de la liberté d'expression. C'est un acte criminel qui doit être poursuivi en justice", a-t-il affirmé.

"Facebook, Google, YouTube et Twitter ont la responsabilité de s'assurer que de telles déclarations sont supprimées. Ce n'est pour l'instant pas encore assez souvent le cas", a regretté le ministre.

ats/vkiss

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Frontière fine

Vera Jourova, la commissaire européenne chargée de la justice, a souligné de son côté qu'il fallait faire la distinction entre un discours de haine, "tout simplement inacceptable", et la liberté d'expression, "une de nos valeurs intangibles".