Modifié le 30 septembre 2015 à 12:14

Nicolas Sarkozy veut le retrait de Nadine Morano aux régionales

Nadine Morano avait annoncé début septembre sa candidature à la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016 en France.
Nadine Morano avait annoncé début septembre sa candidature à la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016 en France. [Jean-Christophe Verhaegen - AFP]
Le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a demandé mercredi le retrait de l'investiture de Nadine Morano aux élections régionales à la suite de ses propos sur la France, pays de "race blanche", qu'elle a maintenus.

"Ses derniers propos ne correspondent ni à la réalité de ce qu'est la France ni aux valeurs défendues par les Républicains", déclare l'ancien chef de l'Etat dans un communiqué.

"Que tous ceux qui cherchent par leur déclaration à s'assurer une publicité qui nuit à la crédibilité des Républicains comprennent que cela ne peut pas rester sans conséquence", ajoute-t-il.

Ministre du Travail de Sarkozy aujourd'hui eurodéputée, Nadine Morano avait maintenu ses propos mercredi sur la radio Europe 1.

Nadine Morano, qui a annoncé début septembre sa candidature à la primaire présidentielle de la droite et du centre de 2016, a estimé que "les candidats et leurs snipers, leurs porte-flingues, étaient de sortie pour venir instrumentaliser mes propos".

Nicolas Sarkozy a précisé intervenir à la demande des colistiers de son ancienne ministre dans la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine (Grand Est).

La Commission nationale d'investiture doit encore se réunir pour trancher.

agences/sbad

Publié le 30 septembre 2015 à 11:32 - Modifié le 30 septembre 2015 à 12:14

Sur demande de la tête de liste

La tête de liste des Républicains, Philippe Richert, avait demandé aux instances nationales de son parti de retirer à Nadine Morano son investiture.

Philippe Richert avait demandé à la députée européenne de "clarifier ses propos" et de "dissiper" les interprétations qui pouvaient en être faite.

"Elle n'a pas souhaité le faire et a maintenu ce matin sur Europe 1 toute l'ambiguïté de ses paroles, a-t-il dit dans un communiqué.