Publié le 08 septembre 2015

Le Tibet célèbre les 50 ans de son statut de région autonome chinoise

Parade pour les 50 ans de la région autonome du Tibet
Parade pour les 50 ans de la région autonome du Tibet L'actu en vidéo / 1 min. / le 08 septembre 2015
Le Tibet a célébré mardi lors d'un défilé à Lhassa l'obtention il y a 50 ans de son statut de région autonome de la République populaire de Chine. L'occasion aussi pour Pékin de réaffirmer sa tutelle.

Une parade militaire et folklorique de 27 formations, composée de quelque 6000 personnes au total, a défilé devant des milliers de spectateurs au pied du palais du Potala, ancienne résidence du dalaï-lama à Lhassa. Les thèmes du défilé étaient "l'avancement", "les couleurs" et "les rêves" du Tibet.

La cérémonie était destinée à commémorer la création de l'entité administrative fondée par le Parti communiste chinois (PCC) le 1er septembre 1965, après sa prise du pouvoir en 1949.

"Réprimer les séparatistes"

Yu Zhengsheng, l'un des 7 membres du comité permanent du bureau politique du PCC, était présent à Lhassa, où il a réitéré l'engagement de Pékin à "réprimer toute forme d'activités séparatistes", selon l'agence Chine Nouvelle. Il a dénoncé devant la foule les "tentatives de sabotage" du dalaï-lama, "contrecarrées" selon lui, sans autre précision.

Plusieurs médias étrangers et l'ONG Free Tibet, basée à Londres, ont notamment dénoncé des célébrations "imposées" aux Tibétains.

eurovision/afp/jvia

Publié le 08 septembre 2015

Tutelle fréquemment contestée

La tutelle chinoise fait l'objet d'une contestation récurrente au Tibet, où de nombreux habitants se plaignent des restrictions mises, notamment, à l'observation des traditions bouddhistes. Ils regrettent aussi qu'aucun Tibétain n'a jamais exercé les fonctions de chef du PCC pour la région.

De son côté, la Chine assure que le Tibet jouit de son "autonomie" et fait valoir son apport au développement économique de ses régions autonomes.

Pékin qualifie aussi le Dalaï-lama et ses partisans de "séparatistes". Mais le chef spirituel en exil, qui jouit d'un immense prestige au Tibet, rétorque qu'il ne demande qu'une plus grande autonomie.