Publié le 03 septembre 2015 à 15:05

Le Premier ministre espagnol tente de museler les indépendantistes catalans

Barcelone indépendance catalogne
En septembre 2014, les Barçelonais étaient descendus dans la rue pour manifester leur soutien à l'indépendance de leur région. [AP Photo/Emilio Morenatti - ]
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a défendu jeudi une réforme judiciaire controversée qui permettrait une suspension rapide du dirigeant catalan Artur Mas s'il lançait un plan de sécession.

La réforme suscite des critiques, y compris du Parti socialiste (opposition) - pourtant contre l'indépendantiste Mas - depuis qu'elle a été présentée en urgence mardi par le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy.

Le texte prévoit que le Tribunal constitutionnel puisse "imposer des amendes" et décréter "la suspension d'autorités ou d'employés du secteur public" ayant passé outre ses décisions. Selon El Pais, le tribunal est composé de onze juges nommés par le pouvoir, dont sept conservateurs.

"Une réforme raisonnable"

Concrètement, cette disposition aurait permis d'écarter Artur Mas du pouvoir lorsqu'il a ignoré l'interdiction d'organiser une consultation symbolique sur l'indépendance le 9 novembre 2014 en Catalogne. 

"Cette réforme est raisonnable dans une situation comme celle-ci, où il y a un monsieur qui annonce la création de structures d'Etat parallèles et qui, s'il gagne les élections, va déclarer l'indépendance de manière unilatérale", a déclaré Mariano Rajoy.

afp/ats/ds

Publié le 03 septembre 2015 à 15:05

Elections législatives espagnoles en décembre

Les élections législatives en Espagne se tiendront en décembre, a annoncé jeudi le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy. Il a tablé sur la date du 20, encore à confirmer.

Le chef du gouvernement s'exprimait un peu plus de trois semaines avant des élections régionales cruciales en Catalogne centrées sur la question de son indépendance.

Mariano Rajoy affronte de difficiles élections législatives alors qu'il dispose depuis 2011 d'une majorité absolue sans précédent au Parlement. Bien que son parti reste en tête selon les sondages, il est talonné par le Parti socialiste et l'antilibéral Podemos. Si ces deux formations venaient à s'unir, il perdrait alors le pouvoir.