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Les douaniers belges ont mis la main sur 1,5 tonne de cocaïne à Anvers

Le "Delwaidedok", l'une des parties du port d'Anvers dévouées à la réception des conteneurs. [Wikipédia]
Le "Delwaidedok", l'une des parties du port d'Anvers dévouées à la réception des conteneurs. [Wikipédia]
Plus d'une tonne et demie de cocaïne a été saisie dans le port d'Anvers, lors de trois actions menées par les douaniers belges cet été sur la base d'informations fournies par leurs homologues français.

D'après les autorités belges et françaises, une action commune de leurs douaniers a permis la saisie d'environ 500 tonnes les 2 juin, 29 juillet et 18 août, a indiqué les douanes françaises, confirmant des informations données côté belge.

Ces quelque 1556 kg de cocaïne ont une "valeur estimée à plus de 100 millions d'euros sur le marché illicite de la revente". Les douaniers belges articulent eux le chiffre de "62 millions d'euros", selon un communiqué distinct.

Trois conteneurs en provenance d'Amérique du Sud

"Des renseignements précis ont été recueillis par la douane française permettant d'identifier trois conteneurs, en provenance d'Amérique du Sud, chargés de cocaïne", expliquent les douaniers français. Les deux pays n'ont pas fait état d'arrestation lors de ces saisies et l'affaire est en cours de traitement judiciaire.

En 2012, la douane belge avait déjà mis la main sur 8 tonnes de cocaïne dans le port d'Anvers, la deuxième plus importante saisie de drogue de tous les temps en Europe.

ats/ds

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Technique du "rip off" utilisée

Selon la douane française la technique dite du "rip off" a été utilisée. "Elle consiste à dissimuler de la drogue dans un flux commercial classique durant l'une des phases de transport ou de manipulation."

La drogue est "généralement placée dans des sacs directement posés derrière les portes du conteneur" dans le pays de départ et peut ainsi être récupérée discrètement dans le port d'arrivée, selon la Direction des douanes, qui souligne que cette technique est possible car "les réseaux criminels ont infiltré les filières logistiques".