Modifié le 10 juillet 2015 à 13:20

Les propositions grecques semblables aux mesures des créanciers

Les mesures d'austérité sont comme prévu au rendez-vous visant à la modernisation de l'économie du pays.
Les mesures d’austérité sont comme prévu au programme de la Grèce Le Journal du matin / 1 min. / le 10 juillet 2015
Dans ses propositions transmises une heure et demie avant la date limite, la Grèce se plie aux principales exigences de ses créanciers. En échange, Athènes réclame un financement de 53,5 milliards d'euros.

Dans un paquet de mesures qui ressemble en grande partie aux mesures proposées par les créanciers le 26 juin, et rejetées par les Grecs lors d'un référendum, la Grèce propose notamment une hausse des taxes sur le transport maritime et une suppression, pour la fin 2016, de la fiscalité avantageuse dont bénéficient ses îles.

Les propositions adressées jeudi soir prévoient aussi un relèvement de la TVA sur la restauration à 23% (à 13% pour l'hôtellerie), de présenter une réforme des retraites et de fixer un calendrier ferme pour des privatisations, dont celle du port du Pirée et des aéroports régionaux.

Le président de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, a confirmé avoir reçu les propositions.

>> Lire: La zone euro a reçu les nouvelles propositions de réformes de la Grèce

Un vote du Parlement nécessaire

En contrepartie, en plus des 53,5 milliards pour couvrir les obligations liées à sa dette jusqu'en 2018, le gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras veut aussi que ses créanciers revoient les objectifs en matière d'excédent primaire pour les quatre ans à venir et un "reprofilage" de la dette à long terme.

Le Parlement grec est convoqué vendredi pour autoriser le gouvernement à négocier ce paquet de réformes. Le débat s'annonce houleux, le chef de parti des Grecs indépendants, alliés à Syriza au sein de la coalition au pouvoir, n'a pas signé la liste des propositions.

"Un accord est possible entre la Grèce et l'UE"

Interrogé dans le Journal du matin (écouter le son ci-dessous), l'ex-commissaire européen Michel Barnier estime que le résultat du référendum a donné à Alexis Tsipras la confiance populaire qu'il n'avait pas auparavant. "Il peut utiliser cette victoire pour faire bouger les lignes", analyse-t-il.

Selon le Français, "un accord est possible entre la Grèce et l'Union européenne sur la base des propositions faites par Alexis Tsipras.  Il est même nécessaire".

Michel Barnier.
Thomas Samson - AFP
Le Journal du matin - Publié le 10 juillet 2015

ats/fisf

Publié le 10 juillet 2015 à 07:22 - Modifié le 10 juillet 2015 à 13:20