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Abus des droits humains dans le monde dénoncés par l'ONU

Une Palestinienne devant les décombres de sa maison. [Ibraheem Abu Mustafa - Reuters]
Une Palestinienne devant les décombres de sa maison. [Ibraheem Abu Mustafa - Reuters]
Le Conseil des droits de l'homme a mis fin vendredi à Genève à une session de trois semaines en condamnant de graves abus en Erythrée, à Gaza, en Syrie, au Soudan du Sud, en Birmanie et au Bélarus.

Israël a rejeté en vain la résolution présentée par le Pakistan approuvant le rapport de la commission d'enquête sur de possibles crimes de guerre commis l'an dernier à Gaza. "C'est un manifeste anti-israélien qui discrédite le Conseil", a déclaré le représentant de l'Etat hébreu.

Le texte condamne toutes les violations des droits de l'homme dans les territoires palestiniens. Les Etats-Unis ont été seuls à s'opposer à son adoption, alors que les pays de l'UE l'ont soutenu, un revers diplomatique pour Tel-Aviv.

Atrocités en Syrie dénoncées

Le Conseil a une nouvelle fois condamné les atrocités commises en Syrie par tous les belligérants. Comme à chaque session, la Russie et la Chine avec leurs alliés se sont opposés au texte, adopté par 29 voix contre six.

La commission d'enquête composée de Paulo Pinheiro et Carla del Ponte présentera un nouveau rapport à la session de septembre, alors qu'aucune solution politique ne se dessine pour mettre fin au conflit, dont le bilan dépasse les 230'000 morts.

afp/mac

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Exactions au Soudan du Sud dénoncées

Pour la première fois, le Conseil a condamné les graves exactions commises au Soudan du Sud, à l'initiative des Etats-Unis. Il a décidé de l'envoi d'une mission d'enquête de l'ONU dans ce pays pour établir les faits et identifier les responsables.

Le document dresse une longue liste d'abus par toutes les parties: exécutions sommaires, violence ciblée sur la base de l'affiliation tribale ou ethnique, viols ou autres formes de violence sexuelle, recrutement et utilisation d'enfants soldats, disparitions forcées, arrestations arbitraires, refus de l'accès à l'aide humanitaire, actes visant à répandre la terreur parmi la population, attaques contre les écoles, les hôpitaux, les lieux de culte, le personnel de l'ONU.

Commission d'enquête en Erythrée prolongée

Les 47 pays membres du Conseil ont prolongé d'un an le mandat de la commission d'enquête sur l'Erythrée, dont le rapport accablant a fait état de possibles crimes contre l'humanité. L'Erythrée n'a trouvé aucun soutien au sein de l'organe de l'ONU pour s'opposer à une résolution qui condamne de graves violations "massives et systématiques".