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Le conflit en Ukraine a fait plus de 6400 morts en un an, selon l'ONU

Le nombre total de tués est considéré comme une estimation basse par l'ONU, en raison de nombreux disparus. [Alexander Ermochenko - Reuters]
Le nombre total de tués est considéré comme une estimation basse par l'ONU, en raison de nombreux disparus. [Alexander Ermochenko - Reuters]
Depuis avril 2014, les hostilités en Ukraine ont fait au moins 6417 morts et 15'962 blessés, selon un rapport publié lundi par l'ONU. De graves violations des droits de l'homme ont été constatées.

Malgré un calme relatif depuis le cessez-le-feu entré en vigueur le 15 février, du début février jusqu'à fin mai, le conflit a fait plus d'un millier de morts, selon ce bilan actualisé. Le nombre total de tués est considéré comme une estimation basse par l'ONU, en raison de nombreux disparus.

"Il y a moins d'attaques indiscriminées, moins de victimes civiles, mais la situation est très inquiétante dans les zones contrôlées par les groupes armés", a affirmé à Genève Ivan Simonovic, secrétaire général adjoint de l'ONU aux droits de l'homme.

Violations des droits de l'homme

"De graves violations des droits de l'homme persistent dans l'est de l'Ukraine, dont des bombardements, exécutions, détentions illégales, tortures, mauvais traitements", affirme le rapport.

Le document dénonce également "l'impact dévastateur" du conflit sur la population. La situation économique difficile a aussi conduit à un risque accru de trafic d'êtres humains, s'inquiète l'ONU.

ats/tmun

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Affrontements à Donetsk

Si certaines zones sont plus calmes, d'autres ont connu une recrudescence des affrontements depuis le 11 avril, en particulier dans les environs de l'aéroport de Donetsk.

Ivan Simonovic a de plus fait état de "signes croissants" de la présence de combattants russes dans les zones séparatistes, dont des soldats russes. Deux d'entre eux ont été interviewés le 21 mai par les observateurs de l'ONU et sont accusés de terrorisme par les autorités ukrainiennes.

Liberté de mouvement limitée

Le système de permis introduit par les autorités ukrainiennes continue à limiter fortement la liberté de mouvement à travers la ligne de front. Le rapport déplore aussi l'absence de poursuites judiciaires contre les responsables de violations pendant les événements de Maïdan à Kiev et en lien avec les événements à Odessa le 2 mai 2014.

En Crimée, arrestations, mauvais traitements, harcèlements se poursuivent contre les opposants, surtout parmi les Tatars. L'exercice des droits à la liberté d'expression, de réunion et de religion est limité à des groupes ou individus loyaux aux autorités russes.